Dans le but de terrasser le déficit, le dernier rapport de la Cour des comptes propose de faire passer les à 35 heures effectives. Ce rapport a aussitôt engendré dans les un flot de réactions dans le genre « Je serais ravi(e) de passer aux 35 heures car je travaillerais bien moins qu’actuellement ! » Ces propos indignés sont-ils autre chose que de la propagande ? Oui en partie. Certains fonctionnaires travaillent énormément ! Ce sont, notamment, des gendarmes (qui ne sont pas stricto sensu des fonctionnaires) qui cumulent parfois 80 heures par semaine d’un travail intense et pesant, des infirmières débordées dans certains services et qui ne peuvent prendre leurs RTT, des enseignants tellement soucieux de produire le cours parfait qu’ils consacrent quatre heures à la préparation pour une heure passée devant les élèves.

Mais il y a aussi des professeurs payés 4.000 euros par mois et qui ne font, corrections comprises, que 18 heures par semaine pendant 25 semaines (mais, au moins, ceux-là sont compétents et efficaces), d’autres qui ne font que 18 heures de « présence » mais ne préparent rien, ne corrigent rien et ne servent absolument à rien. Il existe des infirmières qui sont dans des services dédiés à l’étude d’une maladie particulière et qui ne travaillent qu’une heure sur huit heures de présence, des policiers cachés dans des bureaux et j’en passe…

Il y a autant de situations que de fonctionnaires. Beaucoup font très bien leur travail et ne sont pas rémunérés à la hauteur des efforts produits, d’autres ont une productivité médiocre mais remplissent, en gros, les tâches qu’on leur confie. En revanche, certains devraient tout simplement être licenciés. Pour donner une idée, dans un domaine que je connais bien (étant enseignant moi-même), j’estime qu’on devrait renvoyer 10 % du corps professoral, et je suis indulgent !

Alors que faire? Il est très facile de produire des rapports et des recommandations. Il est bien plus difficile de passer aux actes. Faut-il revoir l’avancement à l’ancienneté ? Je pense que si les promotions ne dépendaient que du supérieur hiérarchique direct, le système serait encore plus injuste, étant donné le copinage existant. Je préférerais une inspection régulière par un corps national. Ce n’est pas idéal mais c’est sans doute la moins pire des solutions. C’est ce que font les entreprises quand elles se font auditer par des organismes extérieurs. Mais, surtout, il faut, à l’issue d’un examen impitoyable, supprimer les services qui ne servent à rien, et il en existe beaucoup, beaucoup trop. Les qui y servent seraient alors mutés à des postes utiles.

Au vu des blocages de la française, un ne pourrait entreprendre une telle révolution que dans l’année qui suit son élection et en ayant clairement indiqué ses intentions durant la campagne électorale. Il faut également, comme en Suisse, supprimer le statut de fonctionnaire. Un CDI avec les mêmes protections qu’un salarié ordinaire suffirait largement à protéger les agents de l’État. Et cela permettrait de licencier ceux qui abusent et ne font rien !

14 septembre 2015

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