Je ne le savais pas, le Père a des ennemis. Et pas seulement ces adultes cyniques qui vont jusqu’à nier son existence. Non, il doit faire avec ces grandes personnes qui n’ont comme seul souci que le bas de laine qu’ils se confectionnent sur le dos des enfants… et des parents soucieux de leur progéniture.

Je vous raconte. Comme beaucoup, j’ai du mal à résister à ces longues lettres adressées à notre homme tout de blanc et de rouge vêtu. Cette année, entre BD et DVD, entre peluches et bouquins, mes enfants n’en ont que pour la dernière génération de l’iPod, la célèbre vache laitière de la marque à la pomme depuis onze ans.

Aussitôt, je prends mon téléphone, soucieuse d’aider notre ami à la barbe blanche à remplir sa hôte. Pas de problème, pas de rupture de stock. Tout marche comme sur des roulettes. Le traîneau n’aura plus qu’à charger le beau présent. Et le Père Noël pourra descendre par la cheminée, déposer ses présents. Un verre de lait et un bout de pain d’épices pour Rudy, le rêne, et les yeux de mes enfants comme récompense.

Mais voilà la bûche sur le chemin, le pépin de dernière minute. Pour acheminer le dénommé iPod, il faut passer par un transporteur, une sorte d’auxiliaire du Père Noël, censé lui donner un coup de mains. Une sorte d’assistant qui prend des engagements, signe des contrats, fait des promesses. Il sait bien que Noël, c’est le 24 décembre au soir. Et pas deux jours plus tard. Ils doivent même avoir des enfants ces gens-là. Et les aimer, j’en suis sûre.

Tout cela, je le leur rappelle. D’abord calmement. Puis, de plus en plus énervée, au fur et à mesure que le temps passe. Mais rien n’y fait. Mes interlocuteurs ne sont jamais responsables. Ils jurent leurs grands dieux des choses dont vous sentez immédiatement qu’elles ne sont dites que pour vous rassurer. Mais les serments ne sont, bien entendu, jamais tenus. Ils vous mentent. Sciemment. Avec un total sentiment d’impunité : que peut donc faire le Père Noël ?

Il peut une chose quand même notre brave homme. Je sais, ce n’est pas très chrétien : il peut les dénoncer. Au nom des enfants déçus, des visages chagrinés. Eh oui ! ce transporteur, ce méchant a un nom : TNT. Comme la dynamite. Son slogan ? Sure, we ! (Bien sûr, on peut !) Tout un programme…

23 décembre 2012

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