Editoriaux - Politique - Religion - Société - 23 novembre 2016

Les droits de l’homme, cheval de Troie des totalitarismes

Le XXe et le XXIe siècle sont marqués par la confrontation entre démocraties et totalitarismes. Après le marxisme-léninisme et le communisme, après le nazisme, voici le tour de l’islamisme.

Dans son dernier livre, « Les vrais ennemis de l’Occident », Alexandre del Valle l’affirme sans détours : l’islamisme est un système totalitaire qui a des origines « exogènes » dans les totalitarismes nazi et communiste.

Nos démocraties occidentales sont caractérisées par le rejet de l’identité et de la civilisation, ces gros mots rangés par le politiquement correct au rang de vieilles lunes du passé. Ce rejet se fait au profit de ce que, dans son dernier livre Les Droits de l’homme contre le peuple, Jean-Louis Harouel qualifie de millénarismes ; le mondialisme économique, la course éperdue pour la construction d’un paradis sur terre et la réduction du politique à une police moralisatrice des droits de l’homme. Construire une société où tout soit possible, sans limites si ce n’est celles imposées de manière trompeuse par la religion des droits de l’homme.

Il est temps d’arrêter de se payer de mots. Les droits de l’homme sont le cheval de Troie des totalitarismes. Le marxisme-léninisme l’a démontré. Il en est de même, aujourd’hui, de l’islamisme. Preuves en sont nos querelles autour du droit de porter le voile, de pratiquer cette religion comme s’il s’agissait d’une religion au sens du christianisme, alors que l’islam veut instaurer un système politique ayant pour objet de transformer des nations mécréantes en des terres d’islam. Car en même temps que nous proclamons notre prétendue tolérance religieuse, dans ses terres d’origine comme dans ses centres de réflexion, l’islam ne renonce pas à son orthodoxie d’origine que nous qualifions d’intégrisme comme pour essayer de nous rassurer (cf. Alexandre del Valle)…

Notre impuissance résulte de la réduction du politique à la gestion du développement économique et de la police du politiquement correct avec son principe de non-discrimination et ses phobies. Régis Debray et Élie Wiesel ont, notamment, souligné que « les droits de l’homme sont devenus notre dernière religion séculière ». Religion séculière pour laquelle l’identité serait contraire au droit illusoire pour chacun de s’épanouir comme il l’entend.

En devenant des sociétés de Bisounours, en abandonnant la défense de nos identités nationales, nos démocraties occidentales ont privé le politique de son essence. La preuve en est que chacun constate (pour le vivre) que nos États ne nous protègent plus. Tout ceci s’est fait sous couvert du mondialisme, de l’idée que les nations n’ont plus de raison d’être dans un monde ouvert et sans frontières. Dogme entretenu par la puissance de l’argent et la fausse idée que le développement économique nécessite une économie mondiale ouverte. Tel est le lit de notre affaiblissement et de notre vulnérabilité.

Le développement économique, le respect des valeurs qui ont toujours permis à l’homme de s’épanouir n’excluent pas la défense de l’identité et de la civilisation. Nous sommes à la fin d’une époque. Le monde doit changer. L’enjeu de demain est de retrouver la voie de politiques assumées. Pour cela, il faut renoncer aux illusions et aux rêves. L’identité n’est ni heureuse ni malheureuse ! Elle est ce dont nous avons besoin pour être pleinement hommes et femmes face à notre destin. C’est d’un retour au politique que nous avons besoin.

La synthèse inédite proposée par François Fillon entre le libéralisme et le conservatisme peut-elle transgresser cette doxa d’un libéralisme nihiliste nous exposant aux folies des totalitarismes ? Le libéralisme est un caméléon, en politique. Il ne pourra redevenir la structure d’un redressement national qu’à la condition d’un retour aux sources de l’art politique français.

Politique d’abord !

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