Dura lex, sed lex, mais pas pour tout le monde.

Un violeur multirécidiviste ayant déjà écopé de 29 ans de prison depuis 1991 vient d’être relaxé pour sa dernière incartade : il avait coupé son bracelet électronique et comptait passer en Espagne. Donc, il n’était déjà plus en prison. Pauvres Espagnoles !

Fin mars, un octogénaire malade a été condamné à deux ans de prison ferme et 6.500 euros de provision pour préjudice pour avoir tiré sur trois jeunes qui s’étaient introduits chez lui de nuit et avoir légèrement blessé l’un d’eux. Que se passera-t-il pour ce vieil homme ? Finira-t-il comme « Mamie loto », morte peu après avoir été condamnée à une amende de 120.000 euros ?

Le 1er avril, un buraliste du Tarn a été condamné à sept ans de réclusion par un jury populaire, passant outre l’avis de l’avocat général de retenir la légitime défense pour l’homicide de l’un de ses agresseurs.

Les services judiciaires disposent d’une armée de psychologues qui viennent longuement expliquer l’enfance malheureuse des multidélinquants. Se sont-ils manifestés dans ces deux procès où, par une habituelle inversion des valeurs, c’est la victime qui se retrouve coupable de s’être défendue ?

La légitime défense est rarement reconnue en France au motif que le citoyen ne doit pas se substituer à l’État dans ses fonctions régaliennes. Mais si l’État est défaillant ?

Car l’État, inconstant et inconsistant, semble tout faire pour que les citoyens perdent tout repère moral et logique tout en instaurant une batterie d’obligations visant à restreindre la liberté des honnêtes citoyens : théorie du genre, saccage de l’instruction publique, disparition programmée des professions indépendantes, stigmatisation et démoralisation de la police, interdiction de faire du feu, à l’intérieur, à l’extérieur, pour le paysan de produire ses semences, etc.

Les remparts de sagesse que nos pères ont patiemment élevés s’écroulent par pans entiers dans le magma de nos peurs et de nos renoncements.

Tout ceci ne vise-t-il qu’à détruire une société traditionnelle ? Quand on est sans repères, on est sans immunité, vulnérable et malléable, à la merci de tous les prédateurs.

Quel peuple digne de ce nom peut accepter de courber ainsi l’échine et d’en redemander ? C’est ce que l’essayiste Guillaume Faye appelle l’ethnomasochisme.

Dans la dernière affaire judiciaire, un jury populaire, au lieu de défendre un membre de la communauté nationale, le condamne contre l’avis même de l’avocat général.

Il n’y a que deux lieux en France où le peuple peut exercer sa souveraineté : les urnes et les prétoires. Pour les urnes, les dernières élections ont montré que rien n’a fondamentalement changé ; quant aux prétoires, ceux qui nous y représentent ont décidé que nous n’étions pas encore assez soumis.

En arabe, ce qui nous attend s’appelle la dhimmitude.

Tout peuple qui se renie disparaît.

6 avril 2015

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