Est-il légal, pour l’armée française, de tuer des terroristes français ? Si, pour nous, cette question ne se pose même pas, d’autres – fans des droits de l’homme – se torturent l’esprit pour défendre la vie de Français pour lesquels celle d’autres Français importe peu…

Une info dramatique est tombée lundi matin : suite aux frappes de l’aviation française vendredi dernier en Syrie, des Français auraient été tués ! Des Français faisant du tourisme ? Membres d’une association caritative ? Chefs d’entreprise en voyage d’affaires ? Fonctionnaires en mission ? Non, des Français s’entraînant dans des camps de l’ dans le but de commettre des attentats meurtriers en ! Et pour ces Français NF (comme normes françaises) – c’est-à-dire de nationalité française sans pour autant en avoir ni la mentalité ni la fierté -, certains se mobilisent, comme Me Patrick Baudouin, avocat et président d’honneur de la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme (FIDH).

Lundi, sur i>Télé (souvent partenaire d’opérations de la… FIDH), il a réitéré ses propos tenus fin septembre sur France Info après des premières frappes françaises. Pour lui, l’action « légitime » de la France pourrait ne pas être « légale » : si « l’action menée par la France est légitime, je pense qu’il y a un petit détournement de procédure […] quant à la légalité de l’opération ».

L’article 51 de la Charte de l’ONU, argumente-t-il, « constitue une exception à une action concertée à l’échelle internationale : il permet à un État d’utiliser le droit naturel de légitime lorsqu’il considère être victime d’une agression armée ». Or, la « légitime défense », c’est précisément l’argument avancé par M. Valls lundi lors de sa visite des troupes françaises basées en Jordanie. OK, mais s’agit-il d’une « légitime défense » faisant suite à une « agression armée » ?

C’est là qu’entre en action la réflexion de Me Baudouin : malgré les attentats d’islamistes à , à ou ailleurs, s’agit-il pour chacun de ces attentats d’une « agression armée » contre la France ?

N’en déplaise à Maître Baudouin, à moins que kalachnikov ou pistolets automatiques ne soient plus des armes et que les terroristes ayant utilisé ces mêmes « outils de travail clandestin » n’appartiennent pas à une armée appelée État islamique, Daech ou autres, oui, la France et les Français (les non-NF) sont en état de légitime défense ! Mais le président de la FIDH préférerait probablement que la France largue dans ces camps d’entraînement non des bombes mais des… gendarmes munis de mandats d’arrêt établis en bonne et due forme par un magistrat qui demanderait poliment à ces Français NF de les suivre sans broncher jusqu’à Paris pour être placés en garde à vue ?

L’inquiétude de Me Baudouin était surtout qu’« on ne donne des idées à d’autres ». Selon lui, avec ce précédent, pourra dire « Moi, j’interviens ici ou là parce que… » Qu’il ne s’inquiète plus : c’est fait… Et bien heureusement…

12 octobre 2015

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