Editoriaux - Education - Histoire - Politique - Religion - Tribune - 30 décembre 2016

L’école de madame Peillon ou celle de monsieur Fillon ? (2)

Si Vincent Peillon l’emportait en 2017, l’identité nationale s’étiolerait davantage au profit d’une identité de genre ubuesque. Comme tous les candidats de gauche, il bannirait la religion des autres “hors du champ politique”, le dogme transhumaniste qu’ils prévoient d’imposer au monde ne souffrant aucune concurrence.

La religion de Peillon a ceci de particulier qu’elle réserve à autrui ce qu’il rejette pour lui-même. La théorie du genre, et autres processus de sexualisation précoce, ainsi que tout « progrès sexuel pervers polymorphe » seraient merveilles pour la progéniture… des autres. C’est le Parti socialiste, plus que tout autre parti, qui est chargé de “déconstruire” le plus tôt possible “tous les déterminismes” chez l’enfant.

Mais la nature résiste, seule s’il le faut, sans l’homme. Chaque naissance sauve le monde car le nouveau-né porte en lui, intacte, la norme naturelle. La haine implacable des transhumanistes pour “les stéréotypes de genre” vient du fait que chaque génération nouvelle menace leur entreprise.

La nature tiendra-t-elle longtemps sans notre secours décisif ? Déjouer, par tous les moyens nécessaires, les plans inhumains de la gauche est une nécessité vitale. Ainsi, toute occasion locale ou nationale doit servir de tribune pour défendre l’humanité en danger. Tout événement politique – et l’élection présidentielle n’est pas le moindre – induit désormais cet enjeu crucial.

Dans le contexte politique actuel, le programme scolaire du candidat Fillon se distingue des autres. Tiendra-t-il ses promesses s’il était élu Président ? Ses propositions, pourtant incomplètes, ont le mérite de valider notre combat.

Les « assassins de l’école » doivent quitter les lieux, en effet. Le départ des constructivistes est l’idée la plus importante de François Fillon. Quand on sait comment les pédagogistes ont saboté le décret de réhabilitation de la méthode syllabique du ministre Gilles de Robien, en 2005, on admet toute la nécessité d’en finir avec ces loups assoiffés d’ignorance.

Pourquoi ne pas prendre les Français à témoin, et faire le procès public du pédagogisme ? Entrer dans le détail, produire des exemples pris dans les faits, dans la souffrance des élèves, dans leurs échecs irréversibles, et montrer aux familles ce qu’est l’horreur du constructivisme et le crime des pédagogistes ?

L’autonomie des établissements, préconisée par Fillon, comporte des risques mais le jeu en vaut la chandelle. Il n’y a plus rien à perdre. Les écoles, y compris celles de la périphérie, peuvent restaurer une autorité bienveillante pour mettre les jeunes au travail si le chef d’établissement devient un authentique patron en prise avec le réel.

Quant à l’orientation rapide des jeunes vers un métier de leur choix, dès 15 ans, c’est une perspective sérieuse qui a fait ses preuves dans l’histoire du pays, n’en déplaise aux adversaires des anciennes corporations. L’entrée dans un métier rapproche les générations. L’oisiveté, au contraire, dresse l’oreille du fils vers ceux qui veulent faire rembourser par la Sécurité sociale l’euthanasie du père.

Dans le cadre des présidentielles, l’école de monsieur Fillon est la seule qui envisage un redressement effectif, même partiel. Il est, en conséquence, vital que la gauche de madame Peillon et autre monsieur Belkacem perde les élections, ainsi que tous ceux qui, à droite, leur ressemblent.

En dernière instance, malgré tous les obstacles, les familles restent souveraines pour sauver leurs enfants elles-mêmes.

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