Parmi les mesurettes du gouvernement en place, l'augmentation du RSA a été annoncée. Malheureusement, le raisonnement binaire de certains de mes concitoyens a provoqué une levée de boucliers, ceux-ci se sentant considérés comme des « vaches à lait » (et très souvent à juste titre). Ce qui pèche, c'est le mot « augmentation ». Concrètement, 2 % de plus, c'est une augmentation du RSA « socle » de
10 euros mensuels pour une personne seule sans revenus, 20 euros pour un couple avec deux enfants, et 17 euros pour une mère isolée : autant dire des miettes.

Alors, oui, me direz-vous, ces petits montants multipliés, ça fait une facture bien élevée pour les honnêtes travailleurs, qui se saignent aux quatre veines, et qui manquent la crise d'apoplexie à chaque coup d’œil sur la différence entre le montant brut et net de leur salaire. Mais à titre individuel, ça ne va strictement rien changer dans la vie des bénéficiaires.

Ce qui me gêne le plus, en fin de compte, c'est cette nouvelle opposition faite entre les « honnêtes travailleurs » d'un côté et les « malhonnêtes profiteurs » de l'autre. Comme si tout était si simple. Partir du principe que les gens qui sont bénéficiaires du RSA sont quasi systématiquement des profiteurs, je trouve ça dangereux ; c'est remettre en question tout le principe d'aide et de solidarité pour ceux de notre peuple lorsqu'ils se trouvent en difficulté. Car la problématique se place ici, et pas ailleurs : qui sont les bénéficiaires des allocations pour lesquelles les Français qui travaillent doivent se serrer la ceinture ? Doit-on oublier la dimension humaine en omettant qu'il ne se trouve pas que des profiteurs et des immigrés extra-européens dans ces bénéficiaires ?

Alors ce petit effet de manche n'est avantageux pour personne, ni pour ceux qui vont en bénéficier, qui ne pourront pas ajouter grand-chose à leur caddie, ni pour ceux qui vont devoir passer à la caisse alors qu'eux-mêmes ont déjà bien du mal à boucler leurs fins de mois… Non, le seul qui en tire avantage, c'est ce gouvernement, qui s'acharne à dresser les citoyens français les uns contre les autres et à flatter son électorat majoritairement allogène, faisant oublier, dans la cohue de l'indignation, qu'il est chose aisée de diviser pour mieux régner. Non, il ne faut pas refuser de tendre la main à nos compatriotes en difficulté ; par contre, la sélection est une chose réalisable, et arrêter de vouloir accueillir toute la misère du monde serait, sans aucun doute, déjà un bon début.

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2 septembre 2013

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