Van Rompuy est rompu. Cinq ans à la tête de l’Union européenne l’ont lessivé. Rester assis pendant des heures à écouter des borborygmes incompréhensibles, des députés grecs, français, espagnols, anglais… Ça donne le tournis, ça crève et ça use. Voilà. Van Rompuy part donc à la retraite et il l’a bien mérité. Pour un repos total non perturbé par des découverts bancaires qui vous gâchent la sieste, Van Rompu a touché une prime de départ de 27.000 euros. Le hamac belge est hors de prix. Pour suivre : 170.000 euros par an + une rente à vie de 66.000 euros, un café, l’addition, au revoir et à la prochaine…
Quoique… Sur les montants, les avis divergent. D’après Libération, qui s’y connaît en primes de départ, la rente ne serait « que » de 9.722 euros par mois sur trois ans, somme à laquelle s’ajouterait la retraite d’ancien parlementaire belge de 4.700 euros mensuels à l’issue des trois ans. On s’y perd. Une chose est certaine : ce retraité-là va pouvoir jouer à la pétanque avec des boules en or massif. Meilleure précision, meilleur équilibrage… Champion de tournoi en devenir. On n’a pas fini d’entendre parler de Van Rompuy. Petit détail, sorte de cerise sur le pudding qui nous ramène à l’Europe et au restaurant : les sommes perçues bénéficieront d’un régime fiscal « communautaire » largement inférieur aux taux pratiqués habituellement en Belgique. Elle est pas belle, la vie ?
Un peu gêné aux entournures, le Parlement européen justifie le jackpot par la nécessité de dissuader l’intéressé de pantoufler dans des entreprises ou des cabinets de lobbying. Avec son profil de grand fauve, Van Rompuy serait bien capable d’aller défier Bernard Arnault à la belote ou se faire payer grassement des animations de thé dansant pour le comité d’entreprise d’une multinationale. Le prédateur mercantile pourrait soudain se réveiller… Mais comme disait le célèbre philosophe Jean-Baptiste Botul, « si un retraité ne peut plus pantoufler, où allons-nous ? »
Pendant ce temps, en Europe, la vie continue… Les pays du Sud s’enfoncent un à un… Sans broncher. Il semblerait même que les Français soient impatients de revoter Sarkzoy… « Un peuple qui élit des corrompus, des renégats, des imposteurs, des voleurs et des traîtres n'est pas victime, il est complice. » George Orwell, reviens !




















