Le gouvernement qui veille à tout et surtout à notre santé corporelle, morale et sociale, n’a rien trouvé de mieux que d’interdire les feux de cheminée en Île-de-France, avant d’étendre cette loi d’airain sur tout le territoire national. Malgré le Grenelle de l’environnement qui incitait au développement de la filière bois, et notamment bois de chauffage, le lobby vert a mis en évidence que les feux de bois produisaient des microparticules.

Que choisir  s’étonne de cette décision en rapportant que : “Selon les études d’Airparif, les causes principales d’émissions de particules de moins de 10 microns de diamètre dans l’aire urbaine parisienne sont la circulation automobile (44 % des particules) et les apports extérieurs (39 %).

Reste 17 % de sources diverses, dont 4 % de combustion de bois (dont les feux de cheminée). Dix fois moins que la circulation routière !

Pollution de l’air, pollution d’origine locale, bois brûlé, feux de cheminée… L’interdiction des foyers ouverts va jouer sur une fraction de fraction de fraction des particules présentes dans l’air ! Les résultats seront fatalement modestes.”

Mais s’attaquer aux feux de cheminée, c’est aussi symboliquement s’attaquer aux foyers, à l’intimité conviviale des familles. C’est entrer chez les gens et leur dire avec le ton toujours moralisateur et méprisant qu’on connaît : « Ne vous repliez pas sur vous-mêmes, ouvrez-vous au monde ! » Car il n’arrivera jamais, soyez rassurés sur ce point braves gens, qu’on vous interdise la télé ou l’ordinateur. S’ouvrir au monde consiste, en réalité, à recevoir les injonctions du siècle sans discuter ni même réfléchir. Les gens du Marais et autres beaux quartiers parisiens qui nous imposent cette loi inique sont civilisés, eux, ils vivent dans le factice, dans le toc, et prétendent nous imposer leur perception aseptisée de l’univers. Ils sont suivis par des administrations dociles et des juges militants qui interdisent aussi les crèches dans les lieux publics durant la période de , réservée comme chacun sait à la célébration des seuls biens de consommation.

l’État se détourne du bien commun au profit d’intérêts sectoriels de communautés, lobbies et autres groupes d’intérêts, tout simplement parce que soumis à la seule logique matérialiste du consumérisme libéral ; il a complètement perdu le sens de sa mission.

Sans doute les conseillers avisés du « président normal » espèrent-ils que le peuple français enraciné dans son histoire, ses coutumes et son art de vivre cédera la place à une multitude d’individualistes jouisseurs, amnésiques et dépressifs, devenus incapables de contester.

Sans jeu de mots, c’est jouer avec le feu et ce jeu dangereux constitue déjà, au contraire, un accélérateur du réveil français qu’on voit poindre ici et là. Les Français, exaspérés par ces provocations, semblent être de plus en plus nombreux à se retrouver autour de valeurs solides comme la famille et la patrie et ils attendent d’un État légitime, indépendant et durable, qu’il ne s’insinue pas en permanence dans la vie quotidienne de chacun, mais préside au plus haut niveau à la destinée du pays.

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