Une forte augmentation du prix du baril de pétrole est prévue pour 2017.

Les optimistes se frottent les mains : enfin les ventes de voitures électriques vont progresser.

Les pessimistes sont résignés : ça n’empêchera pas la pollution d’augmenter. Et ce sont ces derniers qui sont dans le vrai. Pourquoi ?

Pollution de l’air, danger mortel pour les personnes à risque, asthmatiques, personnes âgées, enfants, pas de sports : solutions ? Circulation alternée, port de masques qui ne protègent pas suffisamment, etc.

Le prix du baril de pétrole augmente et les prix à la pompe flambent, mais on roule toujours plus et il y en a pour des années.

Et les écologistes ? On ne les entend pas beaucoup. C’est vrai qu’ils s’occupent de politique et non pas de l’essentiel : notre santé ! Et qu’ils ne nous parlent pas du biocarburant qui utilise autant le pétrole !

Et pourtant, les solutions existent ! Oui, mais voilà…

1996 – première voiture de série électrique, la EV1 (Electric Vehicle), fabriquée aux par General Motors.
Elle ne pollue pas (pas de tuyau d’échappement). Elle est rechargeable directement de chez soi, de son garage. Elle est rapide : de 0 à 100 km/h en moins de 9 secondes. Elle est commercialisée en Californie, mais uniquement sous forme de location. Les baux de location ne sont pas renouvelés et, en 2006, toutes ces voitures ont disparu : elles ont été récupérées et détruites par General Motors.

1997 – Nissan présente son modèle électrique, Hypermini, au salon de Tokyo. C’est une petite voiture, facile à garer et, en Californie, certaines municipalités – dont celle de Pasadena – achètent ces voitures pour le déplacement des employés municipaux. En 2006, la municipalité de Pasadena décide d’acheter ces véhicules mais le fabricant, Nissan, refuse ce contrat. Toutes les voitures sont retirées puis détruites.

2003 – Toyota produit la RAV4 EV (véhicule électrique). Ce 4×4 était apprécié par tous les utilisateurs depuis 1997. Toujours commercialisée sous forme locative, le coût de sa charge électrique totale est de 2,70 dollars.

En 2005, les contrats de location expirent et Toyota rappelle toutes les voitures afin qu’elles soient détruites. Une association de citoyens américains, « Don’tCrush », demande à Toyota de lui vendre cette RAV4 EV et, après trois mois de pression, Toyota accepte de les vendre à ceux qui les avaient louées. Mais la chaîne de fabrication des batteries EV-95 NiMH est arrêtée. Pour quelle raison ? La société pétrolière Chevron-Texaco a racheté le brevet pour 30 millions de dollars, puis a démantelé l’usine des batteries électriques pour ne conserver que celle des voitures à combustion.

Les lobbies des grandes compagnies pétrolières empêchent la multiplication, sur le marché de l’automobile, de la voiture électrique. Elles protègent leur survie et n’hésitent pas, si nécessaire, à déclencher des guerres au Moyen-Orient et de continuer à tuer à travers le monde à cause de la pollution.

Mais la voiture électrique n’est pas seule à être visée. Toutes les autres formes de propulsion expérimentées sont également vouées à l’échec pour des raisons identiques.

BMW expérimente, depuis une dizaine d’années, une voiture fonctionnant à l’hydrogène.

Récemment a été présenté un prototype de véhicule fonctionnant avec de la vapeur d’eau, et cette eau n’a même pas besoin d’être filtrée. Elle permet de parcourir 80 kilomètres avec seulement 1 litre d’eau.

Pourquoi toutes ces expériences, salutaires pour notre devenir, ne sont-elles pas développées ?

L’hydrogène n’a, pour résidu, que de la vapeur d’eau, il ne crée aucune pollution et utilise uniquement l’air comme carburant, totalement gratuit !

Les technologies de l’énergie libre permettraient à une voiture de traverser la terre de l’Antarctique à l’Arctique sans utiliser la moindre goutte de pétrole.

Le coût de la vie baisserait et notre pouvoir d’achat augmenterait considérablement.

Oui, mais, voilà… Le prix du baril de pétrole tomberait de 50 % et ce serait la faillite pour de grands fonds d’investissement, aussi bien aux USA qu’en Europe et dans le monde.

Les compagnies pétrolières, les multinationales, les industries sont dépendantes du prix du pétrole, et c’est la « mafia » bancaire du pétrole qui contrôle la planète.

La COP21, la 22, la 23, la 24 et les suivantes n’ont aucune influence contre cette énergie qui domine le monde, ce pétrole qui rapporte des milliers de milliards, et peu importe qu’il nous asphyxie et nous prive d’un air plus pur.

Eh oui, les pessimistes ont bien raison !

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