Le Grand Remplacement est d’ordre physique, et quiconque a des yeux pour voir et des oreilles pour entendre peut s’en rendre compte. Chaque jour alimentée par le flot ininterrompu d’une immigration incontrôlée, à défaut d’être incontrôlable, notre submersion est manifestement en bonne voie. Quant à savoir si ce phénomène est le résultat d’un complot, le fait du hasard, de la nécessité ou de la génération spontanée, c’est un autre débat. La chose est là, point barre.

Le Petit Remplacement, plus insidieux, plus sournois, n’est pourtant pas moins alarmant. Car si l’un touche les corps, l’autre affecte les esprits et affaiblit nos défenses. De tous côtés, on nous tend le livre de chevet des musulmans en nous enjoignant d’y jeter un œil attentif pour savoir si les mahométans sont bons ou méchants. Et nous voilà tous aujourd’hui avec nos Corans, occupés à lire et relire les sourates, à en peser et soupeser le moindre verset, et encore, cela ne suffit pas, car pour faire bonne mesure, nous y ajoutons les indispensables hadiths, assortis d’une non moins indispensable « biographie » du Prophète. Bref, nous y passons le plus clair de notre temps, concurrençant ainsi sur leur propre terrain les plus pieux des musulmans.

Et, tant qu’à faire, pourquoi ne lirions-nous pas le saint livre dans sa langue d’origine ? C’est sans doute pourquoi madame Vallaud-Belkacem rêve, non sans succès, de remplacer le latin par l’arabe dans nos écoles. Certains tranchent des gorges, d’autres coupent des racines, c’est complémentaire…

Je sais, en ces heures graves que nous traversons, la défense du latin peut paraître bien futile et presque dérisoire, mais nos adversaires, eux, ne s’y trompent pas. Aussi face à leurs attaques parfaitement ciblées, ne devrions-nous pas, en retour, brandir la langue de Virgile comme un étendard de notre identité virtuellement la plus profonde et la plus consensuelle ? Et justement, on commémorait lundi dernier le 2.034e anniversaire de la mort de celui qui mérita le titre de « père de l’Occident », et qui, pour nous « Gaulois », a une signification toute particulière.

Né en Gaule cisalpine, et portant, selon une probable étymologie, un patronyme typiquement celte sous une forme latinisée 3, Virgile avait rencontré en France une terre d’élection, où il fut durant des siècles étudié, cité, commenté, vénéré, contribuant ainsi puissamment à forger l’âme même de notre nation. De plus, en ces temps où la libre parole se trouve partout menacée, c’est plaisir de voir par quels détours et quelles subtilités ce poète des poètes lutta, au péril de sa vie, contre l’hydre sans cesse renaissante de la pensée unique 4.

Mais bon, ce Virgile, après tout, n’était qu’un koufar, un chien d’infidèle. Retournons vite à nos Corans.

Notes:

  1. Vergilius, Virgilius, c’est-à-dire « le Celte », équivalent de Feircil ou Fergal, nom de ce moine irlandais du 8e siècle qui finit évêque de Salzbourg (San Virgilio, Saint Virgile).
  2. Cf. le site http://virgilmurder.org
  3. Vergilius, Virgilius, c’est-à-dire « le Celte », équivalent de Feircil ou Fergal, nom de ce moine irlandais du 8e siècle qui finit évêque de Salzbourg (San Virgilio, Saint Virgile).
  4. Cf. le site http://virgilmurder.org

24 septembre 2016

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