Des militants écologistes sont entrés dans la centrale de Fessenheim… À quelques jours des , une nouvelle provocation envers le gouvernement ? Quelle leçon en tirer ?

De toute façon, ces militants écologistes jouent un rôle très utile : soit pour inciter à un renforcement des mesures de sécurité, dont ils démontrent l’insuffisance ; soit pour pousser à la réouverture du débat, à propos de Fessenheim en particulier ou du nucléaire en général.

Le ton monte à nouveau envers Poutine : que pensez-vous de la diplomatie française qui cherche à impressionner la en la menaçant d’annuler la vente de nos porte-hélicoptères Mistral, mais qui maintient son invitation au 70e du Débarquement ?

Les événements d’ et de Crimée font éclater une fois de plus les absurdes fictions des nationalités de papier, désafiliées, vides. La Crimée devait dans tous les cas revenir à la Russie parce que les de 1956, qui ne tenaient aucun compte de l’, de la culture, de la langue, de l’âme des peuples, étaient indéfendables, au propre et au figuré. Mais il fallait faire de la péninsule un gage en échange de la et de l’indépendance véritables d’une Ukraine resserrée sur son ukranité, si j’ose dire, pleinement libre de rejoindre l’Europe si elle le désire, comme l’ont fait les pays baltes. Hélas, pour une telle négociation, il faudrait une Europe grande et forte, qui sache ce qu’elle veut, et d’abord ce qu’elle est. Changer la politique et les dirigeants de l’Europe est aussi urgent que de changer ceux de la France — avec en plus, dans le cas de l’Europe, la nécessité de transformer les institutions et les valeurs fondamentales.

Nous sommes à quelques jours des élections municipales : le Parti de l’In-nocence présente-t-il des candidats ?

Non, il n’en a malheureusement pas les moyens, à son grand regret. Mais il appelle à soutenir partout les candidats les plus proches ou les moins éloignés de ses vues, c’est-à-dire ceux qui sont le plus conscients que la question fondamentale et la plus urgente est celle du changement de peuple et de , le Grand Remplacement : Robert Ménard à Béziers, Philippe Martel et Paul-Marie Coûteaux à , Karim Ouchikh à Gonesse, des centaines d’autres, souvent membres du Rassemblement Bleu Marine ou du Front national.

Et aux européennes, c’est prévu ?

S’agissant des européennes, la situation est différente, comme le sont la nature et la mécanique du scrutin. Ce sont, de loin, les élections les plus favorables à l’expression d’un refus de la substitution ethnique et culturelle. De plus, elles ont par définition une dimension européenne, comme la précipitée en cours. Il me semble qu’il serait criminel de les laisser passer sans rien faire, ou bien en s’en remettant entièrement à nos amis et alliés objectifs du Front national, dont l’Europe n’est pas un des soucis premiers. Évidemment, ces élections sont ruineuses, nous n’avons ni argent ni accès aux médias — ce qui, entre parenthèses, montre les limites assez proches du système démocratique.

500.000 euros par liste en moyenne, estiment les experts. Tant pis : l’In-nocence et le NON sont convaincus que le moins que nous puissions faire est de présenter ou d’essayer de présenter au moins une liste, avec tous les alliés qui le souhaiteront, et quitte à mettre constamment en avant, aux côtés du thème principal, noniste, antiremplaciste, le thème secondaire des obstacles apportés à l’expression du suffrage universel. On pourrait, par exemple – puisque nous n’aurons pas les moyens d’en faire imprimer –, demander aux électeurs potentiels d’imprimer eux-mêmes, chez eux, les déclarations d’intention et les bulletins de vote. La première urgence est de constituer une liste de quinze hommes et de quinze femmes, aussi représentatifs que possible de tous les courants légalistes de l’antiremplacisme. Nous élaborons déjà une liste provisoire et sommes ouverts, faut-il le dire, à toutes les bonnes volontés.

19 mars 2014

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