L’anecdote est plutôt drôle. Le maire de Toulouse, , en campagne pour sa réélection en 2014, utilise un scooter pour se rendre aux réunions officielles. Il faut bien faire plaisir aux Verts, qui siègent au conseil municipal, et… profiter du beau temps pour faire du deux-roues.

C’est donc à une réunion officielle dans la cité d’Empalot que notre maire s’est rendu il y a quelques jours. Mal lui en a pris : son scooter, ses effets personnels et son ordinateur portable lui ont été volés. Gorges chaudes dans les médias locaux. Vaste rigolade à l’UMP où l’on prépare activement l’alternance.

L’histoire aurait pu s’arrêter là si , député UMP, ancien maire et actuel prétendant, n’avait écrit à Pierre Cohen. Dans cette lettre, il explique que ce vol de scooter n’est que le résultat de la politique des socialistes à Toulouse. À savoir, pas de caméras vidéo dans les rues, pas d’augmentation du nombre des policiers municipaux. En un mot, rien pour lutter contre l’insécurité galopante dans la ville.

Un courrier écrit avec beaucoup d’humour (noir diront certains) et une bonne dose de persiflage. Il n’en a pas fallu plus pour qu’un adjoint au maire dénonce un discours d’extrême droite et autres fadaises du même tonneau.

Le mot stigmatisation n’est pas loin. Il faut dire qu’à la mairie de Toulouse, le Monsieur Sécurité n’est autre que , celui-là même qui avait été viré à grand fracas par un certain Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur, pour inefficacité avérée. Souvenez-vous, c’était l’homme qui croyait au pays des bisounours, expliquant que la police devait jouer au foot avec les délinquants pour faire baisser le taux de mauvaises actions !

Tout ça pour un scooter volé…

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