Mardi 15 août 2028. La présidente Belkacem a tenu bon. Malgré l'ignoble campagne des lobbys conservateurs et de l'extrême droite, la loi sur la « dépénalisation citoyenne » de la a été votée par décret. L'immense manif du 10 mai dernier, lancée par le leader de la droite décomplexée unioniste (DDU), Manuel Valls, n'aura donc servi à rien. Les relations d'un adulte avec un mineur de moins de quinze ans ne relèveront plus du code pénal « si il y a consentement » dit l'article 1er. Le lobby pédophile, dont les représentants était reçus la semaine dernière à l’Élysée, attendait cette loi depuis si longtemps !

« Jadis, comme l'homosexualité, a rappelé la présidente, la fut considérée comme une maladie, comme une déviance. Une minorité était discriminée dans l'ombre de la République, ce n'était plus acceptable. »

Dans les années 1970 et 1980 du siècle précédent, le tabou aurait pu tomber, et il n'était pas rare à l'époque, de voir certaines personnalités prôner « l'amour avec les enfants » sur les plateaux télé.

Des romanciers, tel Gabriel Matzneff, des philosophes, tel Foucault, prenaient la défense des pratiques sexuelles « périphériques » contre la « répression ». Un vent de soufflait alors, dans le sillage de Mai 68 : dans le défunt quotidien Libération, on pouvait lire des articles particulièrement audacieux dans lesquels de courageux militants décrivaient avec faste leurs passions enfantines.

« Ce furent des années de résistance héroïques, où nous sortions de la clandestinité » se remémore Simon, un ancien du FLIP (Front de Libération des Pédophiles, fondé en 1977).

Au mitan des années 80 pourtant, « une vague de culpabilisation » frappa la société, et la pratique pédophile fut de nouveau combattue impitoyablement. « On se serait crus revenus à Vichy » confesse Simon, les yeux humides. « Il y avait des rafles, on était proscrits, dénoncés. J'ai un ami enseignant qui s'est suicidé à l'époque parce qu'il avait simplement caressé quelques fillettes !» Le coup de grâce survînt en 1996, quand la triste affaire Dutroux éclata en Belgique. Les « forces réactionnaires », a déclaré la première ministre, Djamila Duflot, en profitèrent « pour mettre au ban de la société tous les honnêtes pédophiles qui sont, il faut le dire, l'immense majorité. »

La présidente Belkacem renoue donc, en 2028, avec les « principes fondamentaux de la République » (Le Figaweb du 14 août) en se basant sur le travail entamé il y a 20 ans par le Parti de la Charité aux Pays-Bas, lequel prônait l'abaissement de la majorité sexuelle à 12 ans et la majorité citoyenne à 16 ans. « Il faut être de son époque » a lancé un député socialiste à Marion Le Pen à l'assemblée. Celle-ci, écœurée, a préféré quitter l'hémicycle, accompagnée des 60 députés de l'Alliance Patriote. Encore une cruelle défaite pour l'extrême droite !

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6 décembre 2012

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