Non seulement le pouvoir socialiste se sert sans vergogne dans les poches de ses administrés, mais en plus il prend un ton outragé et traite de voleurs ceux qu’il dépouille. Ainsi vient d’agir madame Lebranchu, ministre de la Fonction publique. En 1998, Lionel Jospin avait fortement augmenté le taux de la CSG. Or, cette taxe s’applique à tous les revenus quels qu’ils soient. En échange, les cotisations qui pesaient sur les seuls salaires étaient abaissées. Or, les fonctionnaires touchent une part non négligeable de leur traitement en primes. Un grand nombre d’entre eux étaient donc perdants.

Pour ménager le corps enseignant, qui digérait mal à l’époque la baisse du taux des heures supplémentaires (plus que par souci d’équité, car celle-ci me semble étrangère à l’esprit des hiérarques qui nous gouvernent), M. Jospin a institué une prime exceptionnelle pour restituer aux fonctionnaires la différence entre ce qu’ils payaient avant la réforme et après.

Les socialistes viennent d’annoncer la supression progressive de ce dispositif. Si on lit les arguments que donne Mme Lebranchu pour justifier cette décision, c’est tout juste si ceux qui en bénéficiaient n’auraient pas dû, en prime, être mis en examen pour escroquerie et fraude ! La perte représentera en moyenne 500 euros annuels. C’est loin d’être indolore ! Pour l’instant, aucune réaction des syndicats. Le pouvoir les tient bien en main. Ils bougeront peut-être quand la base s’énervera, mais ils ne feront que le minimum sans aucune conviction.

Lorsque François Hollande a pris 700 à 1.000 euros par an dans la poche des smicards en supprimant la défiscalisation des heures supplémentaires, a-t-on entendu protester la CGT ou FO ? Il ne me semble pas, bien au contraire ! Le pouvoir a alors procédé de la même façon en morigénant avec morgue les protestataires. Stéphane Le Foll n’a-t-il pas osé dire que les ouvriers s’en tiraient bien puisqu’on continuait à payer 25 % plus cher l’heure supplémentaire (peut-être dans son esprit était-ce inadmissible ?).

Les jeunes socialistes suivent la voie que leur montrent leurs aînés. N’ont-ils pas déclaré, indignés, que les propriétaires qui habitent leur logement volaient l’État puisqu’ils ne paient pas d’impôts sur les loyers (fantômes) qu’ils percevraient s’ils le mettaient en location (personne n’a dû leur parler de la taxe foncière !).

Pour l’instant, nous sommes, paraît-il, en pause fiscale. Madame Lebranchu donne un coup de canif mais le gouvernement n’établit pas un nouvel impôt et ne s’en prend qu’à un million de fonctionnaires. Le pouvoir peut donc jurer, les yeux dans les yeux, qu’il tient ses promesses. Mais si François Hollande est réélu (il est persuadé que ses chances sont proches de 100 %), attendez-vous à être rackettés avec une imagination fiscale sans limites. Et attendez-vous, en prime, à de grandes leçons de morale car, soyez en persuadés, vous n’êtes que des voleurs qui passez votre temps à frauder (selon le pouvoir socialiste, bien sûr !).

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