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Editoriaux - Politique - 18 décembre 2015

Le grand “déclivement”

Bleu Marine, LR, UMP, DLF… Les dénominations des partis sont souvent des coquilles vides qui n’expriment pas un contenu programmatique. Cette absence de sens crée un vide dans les âmes.

Le chercher, ensemble, n’est-il pas nécessaire ? Sans revenir au boulangisme ou au pétainisme qui se soldèrent dans des tragédies que nul ne souhaite répéter, on peut se demander si, comme en 1945, l’attente des Français n’est pas dans un projet audacieux de reconstruction de la nation, de sa compétitivité et de son recentrage sur les valeurs qui la fondent. Un projet qui affiche aussi sa ferme volonté de rejet de l’islamisme afin de préserver et la liberté de chacun et l’égalité homme-femme.

On regrettera, à ce propos, que la jeunesse courageuse de Sens commun, issue de LMPT, semble pour l’instant dévoyer sa bonne volonté. Qui consulte son projet y verra des souhaits exprimés dans un langage partisan : “La droite que nous voulons, c’est une droite qui ceci ou que cela.” Mais jamais n’y est exprimée une espérance pour « la France » ! Jamais n’y est dit : “La France que nous voulons, c’est une France qui ceci ou qui cela.” Malheureusement, rester dans des affirmations et des espoirs clivants – La droite que… -, c’est rejeter une trop grande partie de la population française. C’est se la mettre à dos ! C’est la voir comme et s’en faire un adversaire. Pas très malin pour qui veut construire…

Ces jeunes, rejetant la doxa socialo-marxiste par transmission parentale d’une détestation primaire, secondaire et tertiaire du communisme, se croient de droite. Du moins, de la même droite que celle des Républicains. Ils font leur cette étiquette bien entachée par les Estrosi, les Bertrand ou autres frères trois-points, pour ne prendre que des exemples récents… Pourtant, détestant les comportements et les compromissions auxquels on vient d’assister en PACA et NPCP, ils se veulent “sincères refondateurs et restaurateurs de l’identité française”. Mais, éduqués dans un système partisan qui pousse chacun à « appuyer son vote sur sa haine préférée » – pour exemple : on a voté Xavier Bertrand car on croit haïr le FN -, il leur manque une ambition « déclivante ». Une ambition qui pousserait chacun à « penser France » plus qu’à penser succès d’un clan politique suranné. Aussi se coupent-ils de la jeunesse si bien illustrée par Marion Maréchal-Le Pen.

Le FN est pourtant le premier parti chez les jeunes aux dernières régionales. S’en tenir à l’écart est un peu bête, on l’avouera !

Là, dans un « déclivement » de césures partisanes imposées par « les vieux », dans cette recherche du bien pour la France et non pour un clan, se trouve la seule voie de recouvrement et de construction de la paix des âmes et des cœurs.

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