La venue d’Abdeslam Salah, l’une des chevilles ouvrières de l’attentat du Bataclan, suscite d’ores et déjà force inquiétudes quant à la manière de transférer ce barbare en France.

Allons-nous utiliser une compagnie de CRS, le RAID, le GLAM, l’armée ou que sais-je encore pour être en capacité d’assurer son déplacement en toute sécurité ?

Pourtant, la solution est très simple : il suffirait de le mettre dans une bétaillère – et ce serait encore lui faire beaucoup d’honneur – et de le transférer discrètement en pleine nuit. Que nenni ! Les médias sauront exactement l’heure de l’arrivée du terroriste et les photographes iront lui tirer le portrait devant le palais de justice ; le spectacle continue et n’en finit plus de faire des émules.

Par ailleurs, il faudra bien évidemment amener Abdeslam plusieurs fois devant les juges d’instruction en charge du terrorisme, et les Parisiens auront à connaitre bien des embouteillages pour laisser passer le cortège cellulaire à grand renfort de sirènes hurlantes et de gyrophares rotatifs, ayant pour effet de médiatiser plus encore ce barbare, et peut-être bien, même, lui donner la possibilité de s’évader. Et le pire du pire sera le jour de son jugement, où il faudra trouver un palais de justice de la taille d’un stade de foot pour recevoir les familles des victimes, le public, la presse internationale pour que puisse parader le soldat du Prophète.

Alors, je m’interroge ! Pourquoi la justice n’utiliserait-elle pas les techniques modernes de la communication pour interroger des criminels à distance ? Que je sache, les multinationales organisent des vidéoconférences pour échanger des informations avec leurs filiales à l’étranger… De même, les magistrats pourraient très bien, à défaut de se déplacer, interroger les prévenus dangereux en mode « vidéo-interrogatoire ». Il suffirait d’avoir, dans les haute sécurité, une salle destinée à cet effet. Le prévenu, assisté de son avocat, pourrait très bien répondre de ses actes. Et j’ajouterai que la présence « in personam » du prévenu dans le cabinet d’instruction n’apporte rien de plus pour le travail du magistrat.

Ainsi, on faciliterait amplement le travail de la justice et on diminuerait les risques d’attentats lors des transferts.

Et si l’on poussait le raisonnement plus loin, pourquoi ne pas juger sur place ces criminels dangereux en créant des salles de justice dans les où seules les parties civiles et les victimes seraient admises, et prévoir des « fan zones » pour la presse et le public ?

En conclusion, la justice française doit repenser sa manière de fonctionner et faire appel aux moyens modernes de communication. D’ailleurs, force est de constater qu’elle y parvient très bien dans le domaine des contraventions.

2 avril 2016

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