Le général courage

“J’aime mon pays, je l’ai servi toute ma vie dans la gendarmerie, l’institution dont la vocation est de protéger. La France est la terre où reposent les miens. C’est le pays que m’ont légué les anciens et qu’à mon tour je veux transmettre à mes enfants : la terre de France, son héritage fait de sources diverses, de racines profondes, de valeurs auxquelles je tiens plus que tout au monde. Je serai toujours au premier rang pour les défendre. Malgré tout. Même s’il faut pour cela affronter l’adversité.”

Ces phrases émouvantes ne sont pas d’un politique mais du général Soubelet. Elles sont le début du prologue de son livre Tout ce qu’il ne faut pas dire qui paraîtra le 24 mars. Cet officier général que les gendarmes avaient surnommé “le général courage” avait déclaré, fin 2014 devant la commission parlementaire :

Si vous interpellez un mineur d’origine étrangère, vous pouvez tout de suite le remettre dehors, car on n’a pas les moyens de mener une procédure à son terme, compte tenu du fait qu’il faut un interprète et qu’il n’y a pas les moyens de payer un interprète.

Il avait ajouté, s’exprimant sans langue de bois :

Je ne voudrais pas faire de stigmatisation, parce qu’il y a effectivement un problème de population étrangère dans notre pays en termes de délinquance. C’est clair, nous avons un certain nombre d’affaires qui le démontrent très clairement. Là, il ne s’agit pas d’un jugement ou d’une opinion, il s’agit d’un constat. Le constat est en termes de cambriolages, nous avons une difficulté avec les populations étrangères, en particulier les mineurs, parce que ceux qui organisent les bandes de mineurs les chargent de cambrioler dans telle zone ou telle zone. Parce que tout cela est bien entendu très bien organisé, c’est très hiérarchisé… La réalité est celle-là et il est de mon devoir de vous le dire. Il me semble, et cela n’est que mon opinion et je prends beaucoup de précautions pour dire cela, que la politique qui est menée aujourd’hui, comme hier d’ailleurs, par la protection judiciaire de la jeunesse semble datée d’un autre âge.

Manuel Valls n’avait pas apprécié ces paroles et, huit mois plus tard, le général Soubelet quittait son poste pour aller commander les 4.600 militaires de la gendarmerie d’outre-mer. Aujourd’hui dégagé de ses obligations militaires, même s’il est toujours d’active, il ose parler alors que nombre d’autres généraux gardent le silence.

Ecoutons en conclusion ces mots forts de son ouvrage que nous devrions méditer :

Ce livre est ma contribution au réveil collectif qui doit impérativement avoir lieu. Nous sommes nombreux à penser la même chose sur l’état de notre société et personne ne se lève pour le dire et personne ne se dresse pour sortir de ce fatalisme. Je n’accepte pas cette posture passive… Je voudrais indiquer qu’il existe un chemin en dehors des discours stéréotypés de la classe politique… mais peut-être ce livre pourrait-il déclencher une prise de conscience chez nos dirigeants et les amener, ne fût-ce qu’à la marge, à modifier leur comportement.

Enfin, j’ai le désir de faire sauter le verrou qui interdit à des responsables militaires de s’exprimer afin qu’ils puissent participer de manière constructive au débat public…

Je ne sais si ce général, qui avoue lui-même avoir été proche des socialistes, fera bouger les lignes, mais je sais que comme de nombreux officiers républicains (Boulanger, Salan) dans l’Histoire de France, il met son honneur avant ses convictions et, contrairement aux politiques, tient ses promesses.

Alors n’hésitez pas à soutenir le “général courage” car je pense que nous n’avons pas fini d’entendre parler de lui !

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