Dans la qui va mieux, pays de la et du chaos à la sauce hollandaise, l’actualité nous réserve parfois des pépites. Ainsi, Le Figaro nous apprend que la conseillère Front de gauche, Danielle Simonnet, a formulé le vœu auprès du Conseil de Paris pour qu’une rue soit baptisée par le nom du très vertueux Maximilien de Robespierre. Non, non, vous ne rêvez pas, une rue à la gloire du boucher sanguinaire artisan de la Terreur ! Cette singulière et incontournable demande est appuyée auprès d’ dans une lettre signée par 30 universitaires et enseignants, dont le premier duquel , porte-flingue mélenchoniste en chef.

Épargnons-nous les arguments fallacieux de nos sans-culottes actuels pour qui l’Incorruptible a défendu […] un réel projet politique principalement fondé sur la volonté de défendre et de construire une République dont le principe premier devait être l’égalité sociale (sic !). Droits dans leurs sabots, nos hagiographes rouge vif rappellent, au cas où cela vous aurait échappé, que notre grand criminel d’État a réclamé l’abolition de la en 1791… pour mieux l’appliquer à échelle industrielle en 1793, oserai-je ajouter. Avec cette logique, demandons à Bertrand Cantat d’écrire une tribune contre la violence faite aux femmes.

Faut-il rappeler à nos obscurantistes que ce dictateur en chef du Comité de salut public est responsable de plus de 40.000 victimes, pour qui fut instaurée la bien démocratique loi des suspects, suivie de la loi d’exception du 22 prairial qui réduisit les procès à de simples comparutions devant les juges sans audition de témoin avec simulacre de ? Un modèle de pour nos fervents démocrates du Front de gauche, sans doute.

Sous le règne sanglant de notre vertueux régicide périrent Marie Antoinette, Philippe Égalité, la comtesse du Barry, Barnave, les très belliqueuses religieuses de Compiègne dont le souvenir immémorial est gravé dans la remarquable pièce de Bernanos Le Dialogue des carmélites. À ce gotha morbide, ajoutons nombre d’opposants politiques tels que les Girondins et les Hébertistes. Une thèse doctorale ne suffirait donc pas à dénombrer toutes les atrocités commises sous le régime de ce tyran républicain. Son crédit sanglant se concluant par les prémices de la mise en place du premier génocide de l’Histoire avec l’éradication systématique de la population vendéenne et autres Chouans (hommes, femmes, enfants compris), excusez du peu. Noyades, fusillades, incendies de villages, colonnes infernales, tanneries de peau humaine, activités réjouissantes s’il en est au nom de la raison d’État.

Dans la France de 2016, il y a donc des « universitaires » et des « enseignants » atteints d’une forme d’autisme historique mais payés par le contribuable pour qui Robespierre mérite une rue. Attendons avec impatience la victoire du Front de Gauche en 2017 pour voir fleurir ici une avenue Pol Pot et un lycée Mao, là un gymnase Staline.​

14 juin 2016

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