Un Français arrivant à Londres pendant la dernière (?) guerre s'étonne que le chauffeur de son taxi s'arrête à un feu rouge alors que les bombes pleuvent. Le chauffeur de répondre : "Si nous brûlons les feux, ils ont gagné !"

Cette histoire lue il y a une quasi-éternité dans un Sélection du Reader's Digest me semble plus que jamais d'actualité. Saurons-nous garder notre calme et notre sang-froid ? La guerre est là. Il est clair que ce que beaucoup avaient perçu depuis longtemps est là : nous sommes en guerre.

On n'en veut pas seulement à notre liberté d'expression comme on cherche à nous le faire croire (elle est à géométrie variable ; Zemmour, entre autres, peut en témoigner), mais à tout ce que nous sommes.

Il y a une victime collatérale du massacre de Charlie Hebdo : Brassens, qui chantait qu'on "vivait mieux en refusant de mourir pour ses idées". Le quinquennat avait pourtant bien commencé pour lui, avec Hollande et son équipe finissant d'éparpiller le mariage façon puzzle, mais hier, tout a basculé : les journalistes et les policiers sont morts pour l'idée qu'ils se faisaient de leur métier, de journaliste, de policier... (de la France, comme le dit Hollande, je ne suis pas sûr). Et pas de mort lente.

Il est aujourd'hui plus évident que jamais que ceux qui sont prêts à mourir pour leurs idées (pour autant qu'on puisse parler d'idées dans le cas des islamistes) bénéficient d'une supériorité écrasante.

Pour être prêt à mourir pour ses idées, il faut les aimer suffisamment, il faut s'aimer soi-même, mais pas de l'amour qui prend soin, pas du "care&quo;. Il faut se respecter et respecter ses propres valeurs.

Il est en ce sens assez curieux de constater que les islamistes ont attaqué non pas ceux qui représentaient nos valeurs, mais ceux qui, au nom de ces valeurs, tournaient tout en dérision, et sapaient, comme Brassens, avec beaucoup de talent, les valeurs traditionnelles qui ont fait notre pays.

On ne peut s'empêcher d'établir un parallèle avec Le Camp des saints, où les premières victimes sont dans le camp des bien-pensants.

Pour autant que la guerre soit une chose sérieuse, on peut dire qu'on est passé aux choses sérieuses...

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11 janvier 2015

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