L’avion serait-il désormais un moyen de transport dangereux ? La concise statistique qui en fait le moyen le plus sûr s’établit sur le nombre de victimes par kilomètre parcouru. Mais les milliards (environ 3,3 pour 2015) de passagers anonymes qui empruntent chaque année la voie des airs civile laissent la place sur le front de l’actualité aux quelques centaines de victimes d’accidents spectaculaires.

2014 a été marquée par trois catastrophes spécifiques que furent, la disparition toujours non élucidée du vol MH370 de Malaysia Airlines, la destruction par un missile du vol MH17 de la même compagnie au-dessus de l’Ukraine et l’accident du vol AH5017 d’Air . Si l’on fait exception de la chute dramatique du vol Germanwings en mars 2015 due à un fou, on s’éloigne des causes habituelles que sont statistiquement à majorité des erreurs ou déficiences humaines.

Le crash récent de l’avion russe en provenance de Charm-el-Cheikh qui a fait 224 morts est à coup quasi certain dû à un acte de . Si les conclusions se font attendre c’est que les nombreuses parties et pays impliqués et les conséquences directes ou indirectes, brouillent l’exposé clair des circonstances. Mais l’acte de terrorisme avec un engin explosif à bord, probablement dans la partie arrière de l’appareil semble avéré. La séparation sans doute violente de la queue, retrouvée 5 km en amont de l’impact principal,  explique la chute brutale de l’avant de l’avion devenu totalement incontrôlable.

Un constat s’impose désormais au sujet des mal nommées « boîtes noires » qui sont en réalité rouges. Ces deux éléments enregistreurs réputés résister aux chocs, incendies, corrosion et autres intensives agressions, reçoivent en temps réel leurs informations venant des différents modules ou ensembles techniques et informatiques pour l’un, de la cabine de pilotage avec les voix de l’équipage et bruits dans le cockpit pour le second. Or ces données transitent par des réseaux physiques complexes dont la rupture stoppe immédiatement le flux d’informations.

Ainsi le “Voice recorder” de l’avion russe ne révèle aucun élément de panique ou d’urgence soudaine, et pour cause. Il est situé dans la partie arrière de l’avion. La coupure du son fut concomitante de la séparation brutale de celle-ci. Si l’on veut à l’avenir décrypter plus rapidement les causes réelles des accidents aériens, il conviendra de créer des dispositifs moins vulnérables aux actions inventives et efficaces des barbares qui s’en prennent aussi désormais au ciel !

Mais la prévention immédiate se trouve au sol avec la sécurisation redoublée des aires de transit, embarquement des bagages et accès des passagers. Vaste défi !

12 novembre 2015

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