Où est l’autorité de l’État lorsqu’une communauté met un morceau du territoire de la République à feu et à sang et que, derrière des mots de matamore – « inacceptable », « intolérable » -, on prend soin de ne rien faire, on accepte, on tolère ? Pas une seule arrestation, ni à Moirans, ni à Roye.

Où est l’autorité de l’État lorsque des filles à moitié à poil, ayant troublé l’ordre public, sortent libres du tribunal qui vient de condamner ceux qui les ont arrêtées ?

Où est l’autorité de l’État lorsqu’un ministre du Budget recommande aux contribuables de ne pas payer l’impôt ?

Où est l’autorité de l’État lorsque son chef ridiculise sa fonction en se prêtant à un simulacre de rencontre totalement bidonnée avec une Française de base ? Ou en se faisant moucher en direct par une Roumaine de 15 ans ? Ou en se faisant piquer nuitamment, comme un ado prépubère, casqué et à cheval sur un scooter, en route vers un cirque pas drôle du tout ?

Où est l’autorité de l’État lorsque 95 % des clandestins entrés en France et reconnus illégaux ne sont pas expulsés du pays ?

Où est l’autorité de l’État lorsque des centaines de migrants sont amenés, en avion, de Calais vers diverses destinations françaises, migrants qui, bien sûr, reviennent au plus vite à Calais ?

Où est l’autorité de l’État lorsque ce dernier, mort de trouille à l’idée d’être contredit, vire honteusement de la télévision publique un journaliste opposé à la pensée officielle autorisée ?

Où est l’autorité de l’État lorsque celui-ci, raide de peur devant la possible réaction des parlementaires, fait passer en douce, en plein été, une disposition lui permettant de piquer dans les dépôts des gens pour renflouer des banques ?

Où est l’autorité de l’État lorsque le président de la République se montre incapable d’honorer la seule de ses promesses qui importe à des millions de Français : leur donner du travail ?

Où est l’autorité de l’État lorsque, se trompant de compassion, l’Élysée rend à quarante-trois victimes d’un accident de la route « l’hommage de la nation », formule normalement réservée aux soldats morts pour la patrie.

Où est l’autorité de l’État lorsque, après les familles, presque toutes les professions défilent dans la rue, excédées par des politiques et des mesures de plus en plus autoritaires et incompréhensibles ?

Où est l’autorité de l’État dans le laxisme de la et, souvent, sa partialité ?
Où est l’autorité de l’État lorsque le gouvernement passe son temps à défaire mardi ce qu’il a construit lundi ?

Où est l’autorité de l’État lorsqu’un Premier ministre, à propos des régionales, éructe que le vote des électeurs sera remis en cause s’il ne va pas dans le sens qu’il souhaite ?

Monsieur Valls n’a pas aimé être titillé sur la déliquescence de l’autorité de l’État. Ce n’est pas en hurlant, en rageant, en vociférant, les mains dans les poches, qu’il effacera les preuves de son impéritie. Jamais des coups de menton, sans action derrière, ne formeront une politique responsable. Et pendant ce temps-là, l’autorité de l’État continue de se déliter.

4 novembre 2015

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