“Cet appel en faveur des églises, lieux de fraternité, est surtout un prêche insidieux pour la haine.” C’est par ces mots que contre-attaque, en réponse à la pétition lancée par Denis Tillinac et ses « acolytes » : Jean Raspail, auteur du prémonitoire Camp des saints, “plume décatie et fascistoïde”, et Éric Zemmour, auteur du non moins prémonitoire Suicide français, “héraut mal camouflé des idées frontistes”, en réaction à la candide proposition du recteur de la Grande Mosquée de Paris (Dalil Boubakeur) de transformer en mosquées, pour ses fidèles coreligionnaires, les églises sans fidèles.

Laurent Joffrin, qui est au journalisme impartial ce que Jacques Attali est à la bonne conscience mondialiste, tous deux invités omniprésents, omniscients et indécrottables des médias, déclarait déjà en 2012, en toute bonne foi, que “si les synagogues ou les mosquées sont régulièrement souillées ou vandalisées, c’est rarement le cas des églises ou des cathédrales”. En cette tolérante période de ramadan, que celui qui n’a pas fauté le lapide en premier.

L’actuel directeur de la rédaction de Libération, qui maîtrise pourtant avec érudition la plupart de ses sujets et qui porte si bien son vrai nom – Laurent Mouchard -, a déjà collaboré dans de nombreux organes de désinformation. Grand collaborateur au Nouvel Observateur et à Libération par intermittence, collaborateur à l’AFP et France Info et collaborateur à France Inter, dénonce l’“hostilité primitive envers l’islam” en omettant, toujours en toute bonne foi – ou par ignorance sélective -, de dénoncer l’hostilité primitive “de” l’islam, attestée en toutes lettres et en très gros caractères dans ses dogmes, infailliblement depuis 14 siècles. Et de rajouter que “la cession d’églises à l’islam serait un beau symbole de concorde et de fraternité. Elle incarnerait non le “multiculturalisme” qu’on dit redouter, mais au contraire la reconnaissance de la filiation qui réunit ces deux religions du Livre et qui devrait conduire au rapprochement et à la cohabitation.”

On découvre là le grand exégète qui nous assène qu’“après tout, il s’agit du même dieu”. Un dieu atteint de schizophrénie profonde, somme toute, amour de l’autre pour l’un, détestation profonde de l’autre pour l’autre. Peut-être qu’il a raison, l’ouléma. Jésus et Mahomet sont bel et bien unis par les liens de sang ; tous les deux en ont d’ailleurs eu sur les mains : le Christ, le sien, sur la croix, pour notre Rédemption, le Prophète, celui des autres, au cours de ses nombreux massacres, pour son butin. Nauséabonde promiscuité de termes et de valeurs.

Et ainsi soit-il, donc, des Joffrin, des Ruquier, Delahousse, Neumann, Léger (rescapé de Charlie) et de tous les autres Laurent et autres collaborateurs, nouveaux prêtres cathodiques, auxiliaires subsidiés de l’orthodoxie multiculturaliste, si prompts à inculquer l’amour inconditionnel de l’autre en même temps que la haine absolue de soi ; ces Charlie malades de l’homozygotie idéologique que leur caste consanguine leur impose, syndrome de Stockholm pour les uns, esprit munichois pour les autres, prophètes aveugles et sourds au cataclysme dont ils ont été à la fois suppôts fidèles et idiots utiles.

Face à ces ayatollahs, ne nous reste plus que l’hérésie, une cure de désintoxication, un autodafé de ces « valeurs républicaines » catéchisées, à gauche comme à droite, de jour comme de nuit. Éteignez vos télés, boycottez les collabos, aux poubelles de l’Histoire ces métastases cérébrales de la propagande d’État.

Mais peut-être qu’ici, je prêche à des convertis.

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