Au crépuscule de leur mandat, nos apprentis sorciers socialistes s’en donnent à cœur joie. Non contents d’avoir fait exploser la note fiscale en combinant hausse de TVA, baisse du quotient familial et des allocations familiales, hausse de l’impôt sur le revenu et des impôts locaux, il semble qu’ils n’aient pas fini le sale boulot de faire payer les riches. « Le riche », dans le vocable solférinesque, est quelqu’un qui travaille consciencieusement dans la sphère privée, ne se met pas en grève un jour de grand départ et, bien que souvent contrarié par la médiocrité de ses représentants politiques, n’exprime pas son mécontentement en cassant un Abribus ou en agressant une vieille dame.

Cette addition abyssale à des fins redistributives au nom d’une supposée sociale aura eu pour effets de faire fuir les créateurs de valeur sous des cieux fiscaux plus cléments tout en paupérisant les classes moyennes sans pour autant améliorer la situation des plus pauvres. Parallèlement, Normal Ier, voulant laisser dans l’ une autre trace posthume que celle d’un coureur de jupons casqué jonglant maladroitement avec un chômage qui ne s’inverse pas et une reprise annoncée qui prend son temps, s’agite en tous sens, surtout s’il y a une caméra à proximité. Son ambition l’invite peut-être à hisser la de la 2e à la 1re place des pays où la pression fiscale est la plus élevée dans le monde, classement occupé actuellement par le .

Le dernier mauvais tour de magie de nos équilibristes roses tient dans le rapport rendu par le député de l’Ardèche Pascal Terrasse, futur fossoyeur de l’ dite collaborative. Pensez donc, il est impensable pour un cerveau socialiste d’échapper à l’impôt, fût-il citoyen. Ainsi, s’il vous arrive de louer votre tondeuse, covoiturer pour partager des frais de transport ou louer votre habitation en votre absence, l’État veillera à vous imposer scrupuleusement sur vos subsides. Ce pansement de revenus complémentaires censé améliorer votre quotidien de tondu passera automatiquement sous les fourches caudines fiscales. Pour adoucir la pilule, notre distingué législateur préconise le montant d’une franchise en deçà de laquelle les quelques euros obtenus pourraient échapper aux vautours de Bercy. Avec honnêteté, gageons que cette franchise s’amenuise au fil du temps pour renflouer les caisses nationales.

Devant cet assommoir fiscal, le rapport ne précise pas si le contribuable qui réussit à mettre 10 € de côté en fin d’année, somme rescapée des taxes et impôts en tous genres, devrait se voir remettre, à ses frais, une médaille de l’épargnant, dans la cour d’honneur de sa perception.

8 février 2016

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