Le ministre de la , , a signé le 21 octobre une convention-cadre sur la préservation environnementale au Larzac, alors même que la 13e demi-brigade de la Légion étrangère vient d’y prendre ses quartiers de manière définitive. C’est fin juin que les Bérets verts, en provenance des Émirats arabes unis (2011-2016), après avoir stationné à Djibouti (1962-2011), sont arrivés sur le camp militaire installé dans le parc naturel régional des Grands Causses (32.676 hectares).

Cette convention entend mettre en application toute une de mesures concrètes : valorisation du chauffage au bois ; approvisionnement de la « popote » en produits agroalimentaires locaux issus des filières courtes et de l’ biologique ; autorisation temporaire du camp pour permettre le pacage du cheptel ovin et bovin. Le ministère entend aussi préserver d’anciennes fermes traditionnelles et certaines parcelles pourraient même être rétrocédées aux parce que l’armée ne les utilise plus, etc.

Cette convention vise au moins trois objectifs : tout d’abord ancrer la présence militaire sur un terrain qui est le sien depuis des décennies, malgré l’opposition farouche d’une partie de la population et des écologistes. Cette opposition très importante dans les années 70 s’est ravivée de manière moins virulente et totalement sporadique en 2015. Ensuite, il s’agit de faire passer le message que les militaires préservent leur environnement. C’est pourtant un thème sur lequel ils sont sensibilisés depuis le milieu des années 70. Enfin, cette convention vise à rassurer les acteurs locaux (élus, commerçants, agriculteurs) sur le fait que les militaires sont des alliés et non des adversaires.

Les acteurs locaux voient, d’ailleurs, d’un très bon œil la montée en puissance du camp : 640 hommes actuellement et 1.300 à l’horizon 2018. Les militaires et leurs familles vont participer au développement économique de cette région aveyronnaise jusqu’à présent très rurale et très isolée. L’engouement suscité par l’installation de la prestigieuse 13e DBLE a poussé les élus locaux à proposer à Jean-Yves Le Drian d’installer, au Larzac, une implantation du service militaire volontaire (SMV) !

Dans le causse du Larzac, pays des Templiers et des Hospitaliers, les légionnaires sont ici chez eux. Et c’est un honneur, pour les Aveyronnais, d’accueillir cette prestigieuse unité qui s’est illustrée à la prise de Narvik, a combattu en Afrique (Bir Hakeim, El Alamein), a débarqué en Provence, a fait toute la campagne de . Elle a compté dans ses rangs 96 des 1.038 compagnons de la Libération. Oui, à La Cavalerie, la Légion est dans son environnement. Tant et si bien que le « Gardarèm lo Larzac » (« Nous garderons le Larzac ») des années 70 s’est transformé, en 2016, en « Garderèm Legion estrangièr » (« Nous garderons la Légion étrangère »).

23 octobre 2016

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