Citoyenneté de l’UE à vendre…

Décidément l’ va à l’encan : le Parlement de l’île de , membre de l’UE, vient de voter une loi qui permettra aux non-ressortissants européens d’acheter la nationalité maltaise pour la modique somme de… 650.000 euros. Avec en prime, outre la carte d’identité maltaise, le passeport européen qui donne le droit de résider et de travailler dans les 28 États membres de l’, ainsi que l’accès libre à l’espace Schengen… Encore mieux que le droit du sol, le droit de l’euro sonnant et trébuchant !

Le Premier ministre socialiste de Malte entend ainsi – raison officielle avancée – augmenter les revenus de son pays, tout en attirant des individus de “haute valeur” susceptibles d’investir dans cette ancienne colonie britannique spécialisée dans les services d’intermédiation financière. De l’euro hard cash, en quelque sorte… On croit rêver ! Mais personne n’est dupe de l’hypocrisie de ces bonnes raisons. Le système fiscal maltais, très accommodant – c’est un euphémisme – permet d’ores et déjà d’attirer de nombreux dépôts de non résidents, lesquels ont massivement afflué depuis l’entrée du pays dans l’UE. Il ne restait plus qu’à leur offrir le gîte et le couvert du passeport européen. Voilà qui est désormais chose faite sur cet archipel méditerranéen considéré comme une “juridiction à palmiers” : fiscalité faible ou nulle, pas de transparence, pas d’échange de renseignements et pas d’activité économique réelle, à part le tourisme ou les activités en ligne comme les paris sportifs, les casinos ou le trading de devises.

L’opposition nationaliste accuse les socialistes au pouvoir de dévaloriser la citoyenneté maltaise et de vouloir “prostituer Malte” encore davantage… La Commission européenne, quant à elle, n’a rien trouvé à redire à la commercialisation de la nationalité maltaise. “Les États membres ont pleine souveraineté pour décider comment et à qui ils accordent la nationalité”, a indiqué un porte-parole, soulignant que la jurisprudence de la Cour de Justice européenne en la matière était bien établie. Ben voyons !

Cette même Cour de Justice s’acheminerait-elle vers un passeport gay ? En tout cas, elle vient d’entériner la reconnaissance de l’homosexualité comme motif d’asile vers les pays de cocagne de l’Euroland. Appelée à se prononcer sur le cas de trois ressortissants de Sierra Leone, Ouganda et Sénégal, elle a estimé que les lois discriminant les homosexuels dans leur pays d’origine pouvaient désormais constituer une base recevable pour l’acceptation des demandes d’asile.
L’homosexualité reste illégale dans 76 pays du monde, principalement en où cet arrêt de la Cour européenne ne manquera pas de susciter de nouvelles vagues d’immigration.

Reste l’art et la manière de prouver son homosexualité… Chez nos amis belges, se faire passer pour un homosexuel persécuté serait devenu – selon Radio Netherlands Worldwide – le dernier subterfuge à la mode chez les migrants désireux de multiplier leurs chances de rester en Europe. Subterfuge particulièrement lucratif, soit dit en passant, pour les spécialistes de ce nouveau “coaching” – et ce n’est pas une histoire belge – qui enseigne l’art et la manière de devenir un gay européen en dix leçons… Qui disait que l’Europe ne créait pas de nouveaux emplois ?

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