Editoriaux - Internet - 8 septembre 2015

Des larmes de rire pour l’adieu aux armes de Christophe Barbier

Les événements récents ont occulté un brillant éditorial vidéo de Christophe Barbier, sémillant rédac’chef de L’Express, le 26 août dernier, qu’il nous a servi quelques heures après la tragique fusillade de la Somme.

Passons sur l’écharpe rouge, qui est à monsieur Barbier ce qu’est la chemise blanche échancrée à BHL. Passons aussi sur le fait que nous sommes en plein mois d’août, et écoutons donc le prêche du révérend Barbier. Cette écharpe façon étole est peut-être la réminiscence d’une éducation chrétienne dont on ne saurait lui faire grief.

Le thème du sermon du jour, c’est donc l’existence des armes et leur détention par des particuliers… « la maladie des armes », nous lâche l’expressif chanoine cathodique, y compris aux États-Unis, contre laquelle il faut lutter ! Mazette, quelle croisade !

Fort bien, monsieur Barbier, le sujet est à peine éculé, mais après tout, il y a eu des fusillades diverses cet été et on peut bien s’en offusquer et avoir envie d’esquisser des solutions.

Heureusement, notre vicaire bien-pensant est là pour nous suggérer les solutions appropriées qui vont nous amener vers la rédemption. En effet, sa trouvaille géniale est de demander en particulier aux chasseurs de déposer leurs fusils en mairie. Ainsi, la population sera protégée et pourra dormir en paix.

Cette suggestion intéressante lui aura sans doute été susurrée dans quelque cocktail parisien dont il est l’habitué et qu’il s’est empressé, en mal d’inspiration, de transcrire dans son éditorial.

On imagine la joie des employés de mairie ouvrant les portes à 5 heures du matin pour que les chasseurs se saisissent de leurs armes et partent à l’affût. Eh oui, monsieur Barbier, les chasseurs et surtout le gibier font partie de la France qui se lève tôt !

Mais voilà, monsieur Barbier ne doit pas vraiment bien suivre l’actualité, car si c’était le cas, il aurait remarqué que l’arme la plus fréquemment utilisée dans les attentats terroristes ou simples faits divers, des avions du 11 septembre au Thalys, en passant par le casse du Franprix voisin, est tout bêtement… le cutter. le bête cutter, en vente libre chez les papetiers, les grandes et moyennes surfaces, les magasins de bricolage et même sur Internet !

Alors, développons l’idée géniale de monsieur Barbier : que les mairies de France créent chacune un dépôt ou tous seront invités à déposer leur cutter, du simple artisan au cadre supérieur bricoleur, en passant par la maîtresse d’école et le manutentionnaire ou le livreur de surgelés…

Non seulement monsieur Barbier aura préservé la France et ses citoyens du danger des armes, mais surtout il aura vigoureusement relancé l’économie du pays. En effet, si chaque commune de France devait construire un arsenal pour y stocker les cutters de sa population, alors le secteur du bâtiment connaîtrait un essor inouï !

Il y en un qui disait : « Le jour où les cons voleront, tu seras chef d’escadrille… »

Alors, là, Christophe Barbier est déjà maréchal de France…

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