La destruction de l’armée française se poursuit dans le silence le plus complet. La caste politico-médiatique, toujours prompte à s’indigner pour les causes les plus grotesques et les motifs les plus futiles (cf. « l’affaire Leonarda »), brille par son mutisme complice à l’heure où nos forces armées encaissent les coups les plus rudes. Non sur le champ de bataille : nos militaires, malgré la diminution constante de leurs moyens et effectifs, sont reconnus partout comme des combattants émérites dont l’expérience et l’abnégation permettent, encore, à la France de maintenir son rang sur la scène internationale. Les coups les plus rudes sont toujours portés dans le dos, par les « planqués ». En l’occurrence, par cette oligarchie qui fait de « l’équilibre budgétaire » l’alpha et l’oméga des politiques publiques, au point de sacrifier ce pilier fondamental de l’indépendance nationale qu’est l’armée française.

Depuis des années, le budget consacré à la nationale diminue. L’armée de terre, notamment, voit ses effectifs fondre constamment. Le 110e régiment d’infanterie, basé en Allemagne, vient d’ailleurs d’en payer le prix. Les hommes de ce régiment se sont distingués tant sur les théâtres d’opérations extérieures que dans les compétitions sportives. C’est l’un de ces régiments d’excellence dont l’armée française a le secret. Après 242 ans de service, il n’est plus. Sa dissolution, annoncée en 2013, a eu lieu.

Notre infanterie, tant sollicitée, mal équipée et mal payée, ne dispose plus des capacités nécessaires pour réagir et défendre le territoire en cas d’agression majeure. Et ce n’est pas fini : le plan d’austérité récemment présenté par ne manquera pas, à coup sur, d’araser encore davantage les moyens de la nationale. Les militaires, tenus au devoir de réserve, n’ont pas de syndicat, eux. Ils incarnent des valeurs, des principes que ne supportent pas les lobbies qui, en coulisses, tirent les ficelles. L’armée française est la variable d’ajustement budgétaire de prédilection pour les gouvernements successifs inféodés à la finance, et qui ont en commun une même volonté : celle de démanteler méthodiquement l’indépendance nationale.

La situation devient critique. Ces enjeux dépassent les querelles partisanes et les polémiques stériles. Il est urgent de rendre à la France sa souveraineté.

11 mai 2014

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