Monsieur Guaino trouve l’expression “Francais de souche” détestable. Monsieur Hollande a fauté en l’employant, selon le député .

Les esprits pervers ne manqueront pas de remarquer que si le Président a cru bon d’employer ce vocable, c’est à dessein, à titre définitivement péjoratif: les “de souche” en question se sont rendus coupables de méfaits abjects en blasphémant la mémoire de citoyens juifs. Monsieur Hollande jubilait de pouvoir dépeindre le mal antisémite dans une incarnation qui ne fût pas… sémite. Les profanateurs, dont les actes offensent et les vivants et les morts sont des individus innommables.

Un syllogisme nous enjoint du coup à penser que selon notre bon maître de l’Élysée, la désignation “de souche” confine à ne plus être définissable. Le tour est joué. L’illusionniste en chef du PS a escamoté les blancs-becs, ravalés au rang de petits salopards immatures et déséquilibrés crachant sur des tombes. Nous avons disparu comme par désenchantement.

L’expression “Francais de souche”” n’est pas fameuse à vrai dire, on ne sait s’il s’agit de souches d’acacias, de chênes ou de pommiers. Et puis, enfin, on n’ignore pas qu’une souche de baobab ou de fromager peut très bien s’en sortir par chez nous (chez nous… une formule innommable ?), pour peu que le soleil donne. Pareil pour une souche de magnolia ou de yucca.

Mais, tiens, notre Hollande, de quel bois est-il fait ? Un hêtre sans charme qui ne donne pas de bouleau et se vit sans pêcher ? Hum… pas facile… quelle souche innommable… le boulot nain ou verruqueux, le cognassier ? Le peuplier blanc ?… Ah non, surtout pas le peuplier blanc. Car dans “peuplier blanc”, il y a “peuple” et il y a “blanc”. Une vilaine souche, donc, à jeter au gré des flots. Il faut que flottent les mauvais bois, au gré des courants… politiques.

27 février 2015

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