Bien seule en Europe, continent à la fois désolé spirituellement et politiquement, Marine Le Pen a courageusement rappelé que les Européens sont devenus les larbins des Américains, et qu’ils justifient toutes les exactions de ces derniers qu’un pouvoir absolu depuis trente ans a rendus fous. Le coup d’État de l’an dernier en Ukraine a ruiné deux pays, tué des dizaines de milliers de personnes, déplacé des millions, et menace ni plus ni moins notre survie, maintenant. On ne cesse de tuer des civils russes, et tout le monde applaudit et accuse Poutine…

Par Américains nous entendons les leaders néo-cons dont font partie nos socialistes, les élites affairistes et oligarchiques et le lobby militaro-industriel contre lequel Eisenhower, pourtant bien placé pour en parler, nous avait prévenus. Le peuple américain n’y est pour rien, surtout le petit Blanc qui s’est pris des millions d’immigrés en sept ans avec Obama et qui s’entend dire, sans rire, qu’il y aurait 5 % de chômeurs, chiffre que conteste ouvertement maintenant, après Paul Craig Roberts, Michael Snyder, John Williams et le patron de Gallup Jim Clifton. Mais la tyrannie médiatique est aussi forte là-bas qu’ici, et les gens libres ont seulement Internet pour s’informer, s’exprimer et apprendre qu’ils menacent la démocratie avec leur « théorie de la conspiration » !

L’ détruit tout ce qu’elle peut depuis quinze ans mais, apparemment, cela ne lui suffit pas. Il lui faut aussi détruire la , l’Ukraine au passage sans oublier l’Europe, dont les banques transfèrent sur ordre les capitaux. « L’Américain ne sait plus s’il est vivant », disait Soljenitsyne lors de son discours de Harvard. Il apparaît maintenant que l’Européen ne vaut guère mieux que lui et que lorsque le nucléaire frappera l’Europe, il pensera que c’est un bien de mourir sacrifié pour la grande cause atlantiste.

Les mécontents n’ont qu’à relire Tocqueville, qui nous avait mis en garde contre les terribles déviances à venir du monde américain. Tocqueville savait comme tous les humanistes que la démocratie est un régime belliciste : il n’y a qu’à relire Thucydide ou Démosthène. C’est un régime messianique et prétentieux dont les élites cooptées prennent toujours goût à la guerre : voir la France en 1792, Wilson en 1917.

Voici ce que Tocqueville écrit dans De la démocratie en Amérique (Tome II, 3e partie, ch. XXII) :

Il n’y a pas de longue guerre qui, dans un pays démocratique, ne mette en grand hasard la liberté. Tous ceux qui cherchent à détruire la liberté dans le sein d’une nation démocratique doivent savoir que le plus sûr et le plus court moyen d’y parvenir est la guerre.

Nous avons une guerre interminable contre le terrorisme et ce, alors que les sont les protecteurs de l’islam intégriste ; et nous avons cette guerre mortelle contre la Russie qui, avec le coup de la Grèce, prend un air de choc des civilisations dirigé contre l’orthodoxie.

Espérons qu’il y ait un Dieu pour les chrétiens que nous sommes !

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