Beaucoup de choses ont été dites et écrites sur Sadiq Khan, l’actuel maire de Londres. Ainsi, durant la campagne électorale, des journaux comme The Sun, The Guardian et d’autres, accusaient Sadiq Khan d’entretenir des liens douteux avec des groupes islamistes. Par exemple, Sadiq Khan fut l’ex-avocat de Nation of Islam (lobby politico-religieux américain) et de Zacarias Moussaoui (un des terroristes du 11 septembre 2001).

Aussi, il mena une campagne pour la libération et le retour au de Shaker Aamer (islamiste actif en et ex-dernier détenu de la prison de Guantanamo). Également, il participa à un colloque politico-islamique où les femmes et les hommes devaient entrer par des portes séparées… La presse anglaise a-t-elle voulu faire dans la diabolisation ou a-t-elle voulu s’improviser « lanceur d’alerte » ? Seul le temps nous le dira.

Cependant, ce qui est certain, c’est que la première mesure du nouveau maire de Londres fut de s’ingérer dans l’élection américaine. En effet, durant cette campagne le plus que probable candidat républicain, Donald , estimait qu’il était nécessaire d’organiser un moratoire sur l’immigration musulmane, quelle que soit la raison, et cela jusqu’à ce que les responsables gouvernementaux puissent formuler une compréhension face aux incessantes attaques djihadistes, ainsi que mieux intégrer cette violence et cette haine particulière émanant de la communauté musulmane.

En réponse, Sadik Khan a donc lancé : « La vision ignorante que possède sur l’Islam pourrait rendre nos deux pays moins sûrs – il risque d’aliéner la majorité des musulmans du monde entier et jouer le jeu des terroristes. »

Face à cette déclaration, on aimerait alors demander à monsieur le Maire de Londres à quoi pourrait ressembler un politicien non-ignorant de l’islam. Est-ce quelqu’un comme Merkel qui a forcé sur le continent européen une invasion migratoire de plus d’un million de qui, pour la plupart, sont musulmans ? Ou alors ; est-ce peut être quelqu’un comme Trudeau qui a refusé que l’aviation canadienne continue à bombarder l’État islamique ? Aussi, doit-on comprendre que si Trump ne change pas sa rhétorique défensive, les “kouffars” de l’ et du Royaume-Uni devront alors subir encore plus de violence au nom de l’Islam et d’Allah ?

Au final, Trump s’est engagé, si élu, à faire une exception avec le maire de Londres. Ville, qui, comme Bruxelles, est soupçonnée d’héberger des penseurs et des soldats islamistes. Ville où plus de 600.000 Anglais de souche ont fui majoritairement pour cause de « vibrante diversité ». Une ville où les « White British » ne représente plus que, selon le recensement de 2011, 45% de la population londonienne, recevant de fait le titre de « minorité ». Une ville, où l’immigration est incessante. Une ville qui a, certes, un maire musulman, comme ce fut si largement commenté, mais qui est avant tout le maire d’une ville démographiquement non-anglaise.

15 mai 2016

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