Editoriaux - Histoire - 1 novembre 2016

La statue de la Liberté serait musulmane, à moins d’être… un homme !

Il y a 130 ans, le 28 octobre 1886, la statue de la Liberté, chef-d’œuvre du sculpteur alsacien Auguste Bartholdi, était inaugurée dans la rade de New York, cadeau de la France pour marquer le centenaire de l’indépendance américaine. L’histoire est connue, mais ce que l’on sait moins, c’est que la célèbre statue a failli être… musulmane ! Selon Edward Berenson, à l’origine du livre The Statue of Liberty: A Translatlantic Story, Bartholdi avait en effet répondu en 1869 à un appel d’offres du gouvernement égyptien pour la construction d’un phare à l’entrée du nouveau canal de Suez. Le sculpteur avait effectué une série de dessins dans lesquels la statue proposée avait les traits d’une fellah, ou paysanne arabe, de 26 m de haut drapée et tenant une torche. Cette femme musulmane aurait alors incarné “l’Égypte apportant la lumière à l’Asie”. Recalé pour le phare du canal de Suez, Bartholdi aurait alors repris ce projet pour concevoir, en 1870, la statue de la Liberté, cadeau recyclé de la France aux États-Unis, incarnant cette fois “la liberté éclairant le monde”.

Ouf, Miss Liberty l’a échappé belle, mais malgré ses 130 ans, elle n’est pas au bout de ses peines. Le symbole de la Grosse Pomme n’a pas fini de susciter les hypothèses les plus saugrenues. Et si la statue de la Liberté était en réalité un homme déguisé en femme ? C’est l’hypothèse qu’avance une journaliste américaine dans la nouvelle série « Secrets of America’s Favorite Places », diffusée sur la chaîne Discovery Family. Elle se fonde sur des photos pour affirmer que ce n’est pas la mère, mais le frère du sculpteur, qui aurait servi de modèle à la statue. Ce qui expliquerait les traits plutôt virils de sa silhouette : 

En regardant plus attentivement la statue de la Liberté, j’ai remarqué que la composition de son visage n’était pas la même que celle de sa mère. Même jeune, cette dernière avait des sourcils plus arqués, un nez plus fin et des lèvres plus minces.

Alors, Lady Liberty ou Mister Liberty ? La ville de New York, qui depuis peu promeut l’usage des toilettes publiques selon l’identité de genre et pas nécessairement selon le sexe, demeure perplexe. “Utilisez les toilettes qui correspondent à ce que vous êtes. Allez au-delà du bleu et du rose !” Concrètement, une personne transgenre née fille, mais qui se considère comme un garçon, doit pouvoir accéder aux toilettes des hommes, et inversement, rappellent affiches et vidéos mettant en scène des New-Yorkais transgenres. Quid de la statue de la Liberté ? Devra-t-elle utiliser les toilettes des hommes ou celles des femmes ?

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