Editoriaux - Entretiens - Politique - Société - Sport - Table - 27 novembre 2013

La situation est explosive et totalement incertaine

À l’occasion du lancement de sa nouvelle formule, Boulevard Voltaire vous propose une série de courtes interviews. Chaque jour, une personnalité — politique, intellectuel, artiste, sportif, etc. — répondra à une question, toujours la même, qui correspond aux interrogations du moment. Aujourd’hui, c’est Gilles-William Goldnadel qui se prête au jeu…

Crise de régime, crise de société ou révolution : selon vous, sommes-nous en 1958, 1968 ou 1788 ?

Nous ne sommes ni en 1788, ni en 1958, ni en 1968 : nous sommes en 2013, à la fois dans une crise de régime, de société et de civilisation.

Ce qui donne un caractère à la fois explosif et totalement incertain à cette situation est que nous ne sommes plus ni dans un État ni dans une nation qui dispose des réflexes et du pouvoir de se réformer qui étaient ceux des situations précédentes.

Ce qui va arriver inéluctablement aura donc une forme que nous sommes incapables de prévoir au moment où nous parlons. Pour autant, dans cette situation, je n’exclus pas la possibilité d’un lent délitement en raison de l’anesthésie des sentiments d’amour et de haine qui caractérisent aujourd’hui l’esprit public.

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