Le président de la République propose, les « associations » disposent. Tel est le nouveau credo du gouvernement qui fournit, à la carte, des mesures visant à satisfaire les lobbies. Ainsi, « à la demande des associations », ou plus précisément de la LGBT, François Hollande prévoit d’abroger la circulaire punissant les femmes qui bénéficieraient d’une PMA à l’étranger. Le 20 avril, le ministre des Familles assurait déjà que « la gauche porterait pendant la campagne présidentielle de 2017 l’engagement d’ouvrir l’accès à la procréation médicalement assistée (PMA) aux couples de femmes et aux femmes seules ».

Motif allégué ? « Il n’y a aucune raison de compliquer la vie. » Dans le règne de la ploutocratie, la fainéantise apparaîtrait donc comme une vertu. Madame Rossignol dégaine, en prime, l’argument unique de la gauche éclairée, à savoir « qu’il n’y a aucune raison de discriminer les couples homosexuels, les couples lesbiens ». Le mot est lancé : « discriminer ». Grâce à ce joker de la liberté, tout semble permis.

Auteur des « Droits de l’homme contre le peuple », Jean-Louis Harouel dénonce cette sorte de « religion séculière » promettant « l’instauration d’une société parfaite, au moyen de la mutation du monde ancien en un monde nouveau entièrement cosmopolite et fondé exclusivement sur les droits des individus ». Nous assistons, ainsi, à un « délire antidiscriminatoire suicidaire » qui se manifeste, sous toutes les formes possibles (immigration, prétendu sexisme, destruction de la famille, apologie du libertinage, etc.), par une répression systématique de tout critère jugé « discriminatoire » – critères qui ne cessent de s’élargir, ainsi que le dispose l’article 41 du projet de loi « Égalité et Citoyenneté ».

L’homme nouveau, ou homme-dieu, veut jouir sans entrave de sa « liberté », il réclame le bonheur, à « égalité » avec les autres citoyens du monde, au mépris de la nature, de l’Histoire et surtout de Dieu. L’article 4 de la Déclaration de 1789 (1791, en vérité) est d’ailleurs éloquent, en définissant la liberté comme le pouvoir de « faire tout ce qui ne nuit pas à autrui ». L’embryon n’est pas un homme. Se nuire à soi-même n’est plus interdit. Ainsi, la famille n’apparaît plus comme l’entité fondatrice du pays, mais une vague (re)composition adaptée aux goûts et aux mœurs de chacun.

Comme s’il ne suffisait pas à l’Éducation nationale de s’attaquer aux consciences des enfants dès le plus jeune âge, il convient de déstructurer notre identité dès la naissance, dans le but de fabriquer les « bons citoyens », issus d’une famille moderne où il n’y plus que des “parents” de sexe indifférenciés, de culture mixte, sans passé.

La jeunesse déracinée souffre plus que jamais de cette perte de repères. Mais par la souffrance vient la résistance à l’épreuve ! Elle s’exprime donc et se lève pour défendre ses valeurs. La République de gauche devrait se méfier du juste retour de bâton qu’elle lui assènera dans les prochaines années.

À lire aussi

Manchester : faire exploser notre civilisation à travers les femmes et les enfants

L’attentat de Manchester a ôté la vie à 22 personnes, principalement des enfants ou des ad…