Editoriaux - Justice - Société - Table - 4 mai 2015

La PMA au nom de l’égalité et de la dignité : pas pour tout le monde !

Lundi 27 avril 2015, le centre LGBT Paris – Île-de-France s’est fendu d’un communiqué demandant à François Hollande de respecter ses engagements de 2012 et d’accorder aux couples de femmes l’accès à la PMA. Il est question, pour cette association communautariste, “d’égalité”, “de dignité et d’intelligence sociale”.

Égalité et dignité, mais assurément pas pour tout le monde…

En effet, l’entrée en vigueur de la PMA créerait directement une injustice car seuls les couples de femmes pourraient en bénéficier, et non les couples d’hommes. Une première injustice qui induirait inévitablement l’instauration de la GPA, afin de rétablir l’équité. De plus, la mise en place de la PMA au nom de l’égalité créerait un autre déséquilibre : celui de l’enfant qui, dans son malheur, n’aurait jamais la liberté et surtout l’égalité d’avoir un père comme tous les autres enfants. Pire : il apprendrait plus tard qu’il a été conçu de façon purement artificielle.

Quelles seront alors les répercussions sur son équilibre psychique ? Nul ne le sait.

La PMA pour les couples de même sexe s’apparente à un acte égoïste : celui de posséder, d’obtenir ce qui n’est pas possible naturellement. C’est faire obstacle à l’état naturel des choses. Et c’est sans parler des dérives abjectes comme ce couple de lesbiennes qui porte plainte car la couleur de leur fille n’est pas à leur goût !

Disons-le clairement : la PMA et la GPA sont des pratiques contre-nature et dévastatrices sur le plan moral, par lesquelles toutes les dérives les plus inhumaines sont possibles. La GPA, c’est le cran au-dessus de la PMA, une monstruosité sans nom, celle de la marchandisation de l’homme, de l’enfant, celle de tout rendre objet ! Espérons qu’on n’en arrive jamais là !

Il est sain de se battre contre ce prétendu progrès scientifique qui met en péril l’ordre naturel des choses fondé sur l’élévation de l’homme à vivre en harmonie avec ce qu’il a et non avec ce qu’il voudrait avoir. La société de consommation est sans aucune limite : tâchons d’arrêter de vouloir franchir le seuil de l’inacceptable, il en va de la dignité de l’homme !

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