Il fait si bon vivre en Europe que, pour notre confort, les USA - "Axe du Bien", tel qu’il se doit - nous espionnent (pour notre bonheur, il va de soit). La marque des amoureux est souvent marquée du sceau de la discrétion et de la prévenance. Là, pas de chance, l’inspecteur Clouseau de La Panthère rose devait être aux manettes, mais sa doublure n’en finit plus de jouer au tir aux moineaux dans le magasin de porcelaine.

Ainsi, les gazettes de ce lundi nous apprennent – ou nous confirment, c’est au choix – que l’Oncle Sam nous couvait de son affection, telle une vieille tante à barbe (ou à moustaches), vu que la Gay Pride nous vient aussi de chez eux.

En effet, il fallait être singulièrement benêt pour l’ignorer, mais l’ONU est un repaire de terroristes tiers-mondistes, cimeterre entre les dents, main gauche agrippée au Petit livre rouge et droite crochée dans le Coran. Sans compter les périls venus d’ailleurs : tant que ça Tangue à Pyongyang, qu’il y a Choucroute à Beyrouth ou Bougnoules à Kaboul, le monde libre ne dormira que d’un œil… D’où les oreilles grandes ouvertes de la NSA sur le "Machin" en question. On n’invente pas, c’est le Spiegel, hebdomadaire allemand, tout ce qu’il y a de plus officiel, qui nous le révèle : « La NSA, forte d’une cartographie complète de l’infrastructure informatique des représentations européennes à Washington, aurait ainsi pu s’introduire dans les systèmes informatiques utilisés par les ambassadeurs et diplomates en poste à Washington et New York, ainsi qu’au réseau privé virtuel utilisé par les représentations européennes. »

Et tout ça pour lutter contre ce dont le criminologue Xavier Raufer, l’un de nos collaborateurs les plus éminents, nous a justement dit ce que l’on pouvait en penser lors de l’une de nos dernières éditions…

Après, qu’à l’instar de la prostitution, l’espionnage puisse être l’une des plus anciennes institutions au monde, la chose est entendue. Que la CIA des aient l’œil dans la lorgnette, certes. Guère plus que le KGB de l’URSS hier ou que des services secrets chinois aujourd’hui ; ou les nôtres de moins en moins, faute de moyens…

À l’époque du Front populaire, Léon Blum assurait, non sans raison, que le Parti communiste n’était ni à droite ni à gauche, mais à l’Est. S’il n’est pas incongru de paraphraser ce célèbre moustachu, on ajoutera, en guise de codicille, que l’actuel personnel ne campe ni à gauche ni à droite, mais totalement à l’Ouest. Et ce à tous les sens du terme.

Cela pourrait prêter à plaisanterie si nos derniers trouffions en ordre de marche et de bataille n’étaient pas en position d’aller se faire trouer la peau, bientôt en Syrie et, pourquoi pas, demain à Monaco…

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27 août 2013

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