Quand j’ai entendu, l’autre soir, évoquer le risque de « repli nationaliste » pour lutter contre l’épidémie de coronavirus, j’ai définitivement, entièrement perdu tout espoir de le voir devenir un homme d’État. En effet, demander aux Français de faire bloc derrière lui et ne pas s’empêcher de faire de la politique politicienne contre la moitié d’entre eux n’est pas digne d’un chef d’État. Je me suis, alors, surpris à me dire qu’après tout, il était peut-être une sorte de coronavirus politique et social !

Comme le coronavirus, la maladie de la macronite s’est déclarée, il y a deux ans et demi, dans notre pays, après avoir éliminé nos anticorps. Certains ont pu être des porteurs sains et devenir macronistes sans s’en rendre compte avant de peut-être comprendre, maintenant, que la maladie a sécrété de nouveaux anticorps depuis le 17 novembre 2018 et l’émergence des globules jaunes, véritable antidote à la macronite.

Comme le coronavirus, il se joue et fait fi des frontières nationales, véritable phobie, afin que puisse se propager le capitalisme sauvage et la mondialisation endiablée, empêchant de reconstruire notre industrie, bradant nos fleurons les plus stratégiques, écrasant les plus faibles, à commencer par les retraités, et tentant, bien sûr, de gagner la bataille contre les globules jaunes qui ne veulent pas s’en laisser compter.

Comme le coronavirus, il leurre son monde en clamant « l’ d’abord », seule capable de réagir en instaurant, éventuellement, des contrôles à toutes les frontières au moment opportun, se contredisant d’ailleurs avec ce qui précède. Nous avons un président de la République qui se prend pour le commandant en chef d’une qui ne veut pas de lui, trop arrogant, alors que nombre de pays de l’ ont bien compris qu’il fallait fermer les frontières ou instaurer des contrôles afin d’atténuer la propagation du virus. Une évidence que la complexité de la macronite aiguë ne permet pas d’assimiler. Le paradoxe italien n’y change rien. À Menton, on ne passe plus de la vers l’Italie mais on laisse rentrer de l’Italie vers la . Cacophonie européenne habituelle.

Comme le coronavirus, une nouvelle vague d’épidémie, cette fois peut-être plus sévèrement encore que la première, pourrait toucher les plus jeunes, pour le moment majoritairement épargnés. Il cherchera donc à détruire notre système de retraite, dernier filet des plus faibles et qui aboutira inexorablement à une baisse du montant de celles-ci pour les juniors d’aujourd’hui.

Comme le coronavirus, il s’accommode de l’immigration qui, comme chacun le sait, est un bienfait pour notre pays. Immigration qu’il soutient car annonciatrice d’autant de futurs porteurs sains de la macronite aiguë évoquée plus haut, capables de lutter efficacement contre les fameux globules jaunes.

Enfin, comme le coronavirus, lui et son gouvernement sont capables de mutation surprenante en évoquant, aujourd’hui, la nécessaire révision de notre paradigme de la mondialisation, une restauration de notre souveraineté française et européenne (toujours le leurre) dans tous les domaines stratégiques qui nous ont échappé, comme la production des principes actifs pour celui de la santé. On croirait presque entendre un appel au localisme. Mais c’est un thème qui est déjà pris. Serait-il en train de devenir populiste et nationaliste ? Que nenni, c’est du vent, évidemment.

Une fois cette épidémie de coronavirus passée, espérons que les Français auront compris qu’il faut aussi se débarrasser de cette macronite aiguë qui les a frappés en 2017 et qui a abouti à fracturer davantage le pays, à instaurer la violence comme mode d’expression sociale, à dresser les jeunes contre les anciens devenus une charge et en gouvernant contre la volonté du peuple. Le progressisme a bon dos. En attendant, continuons à fabriquer nos anticorps…

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