Je suis remonté à Paris pour la manifestation du dimanche 21 avril. Inutile d’entrer dans les détails. Tout le monde sait le succès de ce rassemblement, la détermination des Français de s’opposer à la transformation de la société, aux mensonges du gouvernement. Dans le train de retour, je songeais à ce grand mouvement. Ce qui m’a frappé, c’est la résistance des femmes à cette loi. C’est à elles que je veux m’adresser.

Mesdames, mesdemoiselles, vous forcez mon admiration. Vous êtes Christine, Ludovine, Béatrice ou l’inénarrable Frigide portant haut le verbe de la contestation. Vous êtes les ravissantes Mariannes bottées de cuir auxquelles on pardonne le bonnet phrygien. Vous êtes les étudiantes qui s’époumonent derrière les banderoles en tête de cortège. Vous êtes les admirables « mères veilleuses » rencontrées tard le soir au Champ-de-Mars. Vous êtes ces guides qui entonnaient « les bleus sont là » place Rostand devant le Sénat galvanisant la foule. Vous êtes ces Parisiennes parées de votre insolente beauté qui désarme les moblots. Vous êtes la pointe de ce mouvement de liberté française à Paris et dans les provinces. Vous avez fait sortir vos pères, vos maris, vos frères, vos amis, vos fiancés de leurs intérieurs douillets.

La France s’honore de votre joyeuse et grave rébellion. Vous incarnez un magnifique esprit de résistance au pouvoir en place. Vous êtes la plus belle illustration de ce réveil du peuple méprisé. Vous nous dites chaque jour avec plus de force que nous n’avons pas le droit de laisser nier la réalité naturelle. Par vos visages et vos sourires, par les drapeaux et les luminions que vous accrochez à vos fenêtres, vous interpellez le bon sens et les consciences. Vous rassemblez le royco et l’anar, le catho et le musulman, le gamin en pantalon rouge et le retraité de l’Éducation nationale.

Hier, la France, par la voix d’une représentation nationale asservie à une minorité, a voté la funeste loi que nous combattons. Dorénavant, un enfant ne sera plus un don mais un objet. Un objet que bientôt l’on pourra choisir, sélectionner, commander. Par la loi, un enfant pourra être trompé sur ses origines. La parité réclamée à cor et à cri dans les entreprises et les administrations pourra ne plus exister dans les familles. Je sais que vous continuerez à crier notre refus de cette loi. En Bretagne, nous continuons le combat.

Grâce à vous, nous saurons rappeler que le ventre des femmes n’est pas à vendre. Vous êtes l’espoir. On ne lâche rien !

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