Editoriaux - Médias - Politique - Religion - Supplément - 15 août 2016

La jeunesse catholique engagée pour une France chrétienne et enracinée

Dans sa déclaration du 31 juillet, le pape François considérait « la violence islamique » au même titre que « la violence catholique ». Ces propos déraisonnables ont déclenché une vague d’indignation, issue de tous milieux et de toutes obédiences politiques. Rappelons que le dernier numéro du magazine de propagande Dabiq répertoriait les six raisons pour lesquelles l’État islamique déteste l’Occident : le christianisme figure en haut de la liste. Le représentant de Vatican II souffre manifestement d’un déni de réalité.

En égorgeant le père Jacques Hamel, les terroristes ont frappé symboliquement l’essence de notre pays. Une semaine plus tard, les autorités évacuaient de force Sainte-Rita à Paris, en vue de sa prochaine démolition. Lorsqu’il n’est pas vendu à des promoteurs, notre patrimoine tombe en ruine faute de financement. Près de deux lieux de culte chrétiens sont profanés chaque jour en France. Massacrés par milliers, les chrétiens d’Orient meurent dans l’indifférence.

Par contre, des centaines de nouvelles mosquées sortent régulièrement de terre ! Bordeaux accueillera bientôt la base géante des Frères musulmans, tandis que Nice-Ouest comptera un lieu de culte supplémentaire. Bernard Cazeneuve envisage même d’établir un concordat. Il faudrait se vautrer délibérément dans une mauvaise foi – ou une sottise – incurable pour ignorer que la République de gauche pratique ostensiblement une politique « deux poids, deux mesures ».

Pourtant, les médias se targuent de dénoncer un « risque de radicalisation » ou encore un « raidissement » des catholiques. Le Monde cite ainsi une étude IFOP selon laquelle les catholiques pratiquants seraient « de moins en moins tolérants envers les musulmans ».

Face à cela, ce n’est pas un « raidissement » mais un « frémissement » qui nous parcourt, corps et âme, certainement. Fin juillet, le père Louis-Marie de Blignières a publié un article passionnant dans la revue Sedes Sapientiæ, expliquant que l’Église ne recommande en aucun cas de se laisser humilier, tuer ou martyriser mais qu’il est au contraire légitime de faire respecter son droit à la vie, car “l’amour envers soi-même demeure un principe fondamental de la moralité”.

Les Français possèdent une vitalité extraordinaire, dont s’émerveillait Charles Maurras. Lorsqu’ils étaient écrasés par les lois anticléricales, le général Castelnau donnait naissance à la Fédération nationale catholique, remportant en 1926 “une première victoire du pays réel sur le pays légal”.

Loin d’être exsangue, la France manifeste aujourd’hui sa vitalité grâce aux actions des patriotes engagés sur le terrain, à l’exemple de l’université d’été Academia Christiana rassemblant des jeunes de 18 à 30 ans du 15 au 21 août 2016, pour « participer au renouveau moral et spirituel de notre génération ». Il existe encore de nombreux Français œuvrant pour la rechristianisation de notre pays et leur voix comptera de plus en plus à l’avenir : encourageons-les.

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