La a présenté hier soir un catalogue de réformes conformément au compromis trouvé ce week-end avec la zone euro. Un Eurogroupe téléphonique dira aujourd’hui si la Grèce obtiendra un nouveau sursis de ses créanciers, au vu des mesures envisagées pour l’assainissement de ses finances publiques, et le défi est de taille. Mais il semblerait qu’il existe à Bruxelles comme à Athènes une volonté partagée de tout mettre en œuvre pour éviter à la Grèce une sortie intempestive de l’euro. L’initiative des réformes est désormais laissée à Athènes, puis approuvée ensuite par les créanciers.

Que les choses soient claires : les Grecs et leurs dynasties de dirigeants corrompus, leurs décennies de triche et de gabegies sont sans doute les premiers responsables de cette situation. Le journal allemand Bild n’a pas manqué de le rappeler hier en préconisant un certain nombre de mesures. « Lutter contre les trafics et imposer les grandes fortunes pourrait rapporter gros à Athènes. Le catalogue des réformes que doit présenter lundi le gouvernement grec permettrait au pays d’encaisser plus de 7 milliards d’euros de recettes », affirmait hier le quotidien.

Le ton est nouveau dans ce journal qui, il y a quelques mois, sommait la Grèce de brader son et ses richesses archéologiques : « Vendez vos îles, vous, les Grecs en faillite, et l’Acropole aussi ! », avait titré le journal.

Il était trop tôt hier soir pour connaître le détail des mesures que compte mettre en œuvre le nouveau Premier ministre. Les trafics en tout genre, la sont dans la ligne de mire du gouvernement. Il lui sera plus difficile en revanche de rester fidèle à toutes ses promesses électorales s’il veut éviter un nouveau bras de fer avec ses créanciers qui, pour l’instant, s’en tiennent à une logique comptable.

Mais l’enjeu n’est pas qu’économique. Sortir de l’euro, pour la Grèce, serait hautement symbolique… « Tu vas dépérir privée d’âme sans le pays qui t’a conçue, toi l’Europe », écrivait il y a quelques années le prix Nobel de , l’Allemand Günter Grass, en rappelant d’une phrase ce que l’Europe doit à la Grèce.

Prémonitoire…

23 février 2015

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