La gifle ! En plein dîner avec Philippe VI, E. Macron apprend le rejet d’un traité d’amitié franco-espagnol
En ce mardi 29 septembre au soir, à Madrid, Philippe VI et Letizia d’Espagne donnent un dîner de gala. Quelques heures plus tôt, le couple royal était venu accueillir les Macron à l’aéroport. Pour le Président français, c’est jour de gloire. Après la remise des mains du roi d’Espagne du collier de l’ordre d’Isabelle la Catholique - honneur qui pourrait prêter à sourire, puisque la reine à qui cette décoration fait référence restera comme celle de la « Reconquista », reprise aux musulmans du royaume de Grenade -, Emmanuel et Brigitte Macron sont priés de passer à table. Ils savourent à l’évidence ce moment, l’un des derniers dans une fin de double quinquennat pour le moins difficile.
Pied de nez à Emmanuel Macron
Mais patatras ! À quelques lieues de là, un complot se trame. La droite sénatoriale espagnole est bien décidée à pourrir le voyage du Président français. Majoritaire à la chambre haute, le PP (Parti populaire, correspondant à peu près à notre LR) ainsi que les patriotes de Vox votent le rejet du traité d’amitié et de coopération qu’avaient signé Emmanuel Macron et Pedro Sánchez à Barcelone en 2023. Le verdict est sans appel : 142 voix contre, 106 pour ; les socialistes du PSOE, le parti du Premier ministre, n’ont pas fait le poids.
Dîner d’Etat à Madrid pour @EmmanuelMacron et son épouse. Mais alors que le Président est reçu avec faste, le Sénat espagnol, dominé par la droite, a rejeté le Traité d’amitié avec les 2 pays. Alors que le Tribunal constitutionnel juge le Traité conforme à la Constitution. pic.twitter.com/hawBtAqqth
— Christelle Méral (@ChristelleMeral) September 29, 2026
Le choix de la date ne doit rien au hasard. Le pied de nez est intentionnel. L’affront est net, officiel, cinglant. En d’autres lieux, l’auteur de la gifle eût osé un « Monjoie ! Saint-Denis ! » du plus bel effet… Le locataire de l’Élysée, bien que se sachant en fin de bail, tente un « On y arrivera » qui ne convainc guère. Le roi est un peu gêné, l’ambiance est lourde, les bruits de fourchette font office de conversations…
Un traité apparemment inoffensif
La surprise a été d’autant plus grande que le 23 septembre, la constitutionnalité du traité avait été confirmée par voie de justice. Mais quel est donc ce traité auquel la droite espagnole a estimé nécessaire de faire pièce ? Il s’agit d’un accord de coopération, à la fois bilatérale et européenne, comme la France en a déjà signé avec l’Allemagne, l’Italie et la Pologne. De son côté, L’Espagne en avait déjà signé un avec chacun de ses deux autres voisins, le Maroc et le Portugal. Celui de Barcelone devait donc compléter ce dispositif de « bonne entente frontalière ».
La portée du traité rejeté par le Sénat espagnol en ce 29 septembre est très générale. Il concerne autant des questions de politique et de sécurité que d’énergie et de transports, de coopération transfrontalière, d’éducation, mais encore de la forme des relations bilatérales entre l’Espagne et la France. Il instaure le principe d’un sommet bilatéral annuel et, enfin, une participation croisée des ministres aux Conseils des ministres de l'autre pays, un ministre français devant siéger tous les trois mois au Conseil des ministres espagnol, et inversement.
Un acte souverainiste
Et c’est ce dernier point, vu par la droite sénatoriale comme une entorse à la souveraineté espagnole, qui a conduit au rejet du texte. La presse espagnole a réagi de façon contrastée, confirmant une sous-jacente confrontation droite-gauche sur la question.
À droite, El Mundo relève notamment la réaction de Santiago Abascal, chef de file des patriotes de Vox, pour qui ce traité « vieillot » avait été « signé par deux politiciens, Sánchez et Macron, en plein déclin ». Il estime, par ailleurs, qu’un « membre du gouvernement français n’a rien à faire au Conseil des ministres espagnol, et vice versa ». On peut voir là un acte souverainiste, ainsi qu'une charge à peine déguisée contre un traité dont l’esprit très « européiste » tend à affaiblir partout où c’est possible ce qui reste de la souveraineté de nations membres de l’UE.
À gauche, le très « bruxellois » El País ne cache pas sa déception, un certain désarroi et son énervement à l’encontre du PP, qui « bloque à nouveau le traité d'amitié France-Espagne ». Mais le quotidien veut y croire, rappelant qu’un peu comme en France, une commission mixte va rédiger une version du texte sans doute légèrement modifiée et pouvant mettre tout le monde d’accord. Si ce n’était pas le cas, les députés de la chambre basse auraient alors le dernier mot.
Or, le PSOE de Pedro Sánchez est minoritaire, aussi, à la chambre basse, avec seulement 121 députés sur un total de 350. Sur cette affaire comme sur toutes les autres, il va devoir composer avec les petites formations, essentiellement autonomistes, voire indépendantistes. La question n’est donc pas de savoir si un traité va voir le jour, mais au prix de quelles concessions il sera adopté.
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110 commentaires
Très poli et très courtois le roi d’Espagne, avec sa médaille le p’tit capricieux est passé de l’arbrisseau plutôt sec au sapin de Noël. Il trouve le moyen de bouder quand même, alors pour faire le p’tit chef, il abonde dans le sens de mediapart avec l’affaire Bardella. Il me ferait presque pitié s’il n’était pas aussi médiocre.
Le petit a du faire une grosse colère !
Pourquoi un traité d’amitié entre deux pays membres de l’UE ? Ils n’ont rien d’autre à faire ? Moi je préfèrerais un traité de paix entre Russie et Ukraine, ca servirait au moins à quelque chose …
parlons des choses sérieuses .. combien de migrants a t il décidé de faire venir en France ?
Don Saluste ( Louis de Funès ) dans la folie des grandeurs !!!!
« Je suis ministre, je ne sais rien faire » hormis tout casser.
Il a mis le feu à la France , aux finances et à l’immigration débridée ; il ne savait rien faire de sa vie , ce n’est qu’un imposteur qui aura couté dix ans à la France , à nous et au monde .
C’est drôle. Personne dans la presse n’a encore pensé à prendre contact avec ses ex collègues bancaires. Le genre de blague qu’il racontait à la machine à café etc.
meme les espagnols se sont rendu compte que macron etait un plouc
Bien fait pour notre marionnette à l’égo démesuré car il a dû avoir un peu honte de prendre sa gifle !
10 ans de dégoût et de honte. 10 ans de recul pour la France. Qu’avons nous fait au Bon Dieu pour mériter ça ? Il est vraiment difficile de ne pas en vouloir aux Français d’avoir élu et réélu un olibrius pareil. Parce que c’est un olibrius qui se moque de tout, qui transgresse tout, qui se contredit sans cesse. Face à la manipulation de Médiapart, il réagit comme il l’avait fait dans l’affaire Nahel. De la façon le plus indigne. Il a sali la France.
Me regardez pas comme cela. Je vous jure que je n’y suis pour rien.
L’air pincé de Madame, le regard si fier de son ego et le collier sans doute espagnol…quel bel ensemble ! On rit ou on pleure ? A chacun de choisir.
Et un camouflet de plus! On a un chat noir à l’Elysée. L’agonie de ce second quinquennat est un supplice. Le seul responsable est celui qui n’a pas voulu reconnaître en 2024 qu’il n’avait plus de légitimité pour s’accrocher encore au pouvoir.
Monjoie ! Saint-Denis ! que trépasse si je faiblis…Eh bien ! Qu’est-ce qu’il attend ? (au sens figuré) en priant pour qu’il ne revienne plus jamais, le paon de l’Elysée. Ni en 2032, ni en une autre date quelconque de prochaines élections.
F R E X I T ! ! !
« Les Thénardier sont en tournée »… Ça remplace les « Caroline » de mes enfants et les « Astérix »…
Mais pas les Bidochon, hélas.
Bravo au Parti Populaire !!! Et zut à Foutriquet 1er !