L’une des plus grosses escroqueries intellectuelles de la période récente consiste à faire croire aux électeurs européens que le coût des nouvelles ou exceptionnelles que les États vont devoir engager en relation avec l’immigration sera supporté équitablement par l’ensemble des contribuables, comme toutes les autres dépenses publiques. Or, c’est archi-faux.

Lorsqu’un État est obligé d’emprunter pour boucler son budget et que, par ailleurs, il est engagé dans une de réduction de ses et de gel des impôts, toute dépense supplémentaire ne peut être financée que par le recours à l’emprunt ou en procédant à des arbitrages aux dépens des dépenses courantes. C’est ce que les économistes appellent raisonner en coût marginal, par opposition au coût moyen. Dans le cas particulier de l’aide aux réfugiés - et il faut être clair là-dessus -, non seulement les gros contribuables ne paieront rien du tout (pas de nouvel impôt), mais encore ils ne subiront bien évidemment aucune pression à la baisse sur leurs revenus, et même pourront disposer d’une main-d’œuvre corvéable à merci (ouvriers, employés de maison). Comme on dit trivialement, pour eux, c’est tout bénef. En revanche, pour le citoyen lambda, c’est la double peine. Non seulement il va devoir accepter une concurrence déloyale sur le marché du travail, mais en plus, c’est lui qui va payer car, au minimum, il va devoir supporter - maîtrise des dépenses oblige - l’inévitable diminution en qualité (si ce n’est en quantité) du service public (protection sociale, assurance maladie, etc.).

Nos décideurs pouvaient-ils faire autrement ? Sans aucun doute. Car sans même parler de l’option qui consisterait à fermer les frontières - option tout à fait défendable, y compris d’un point de vue éthique -, il aurait suffi de lever un impôt spécifique sur les plus gros contribuables (en capital comme en revenu), un mode de financement d’autant plus juste qu’en général, ces gens-là se confondent avec les avocats d’une immigration à tout crin. Mais rassurez-vous, vous ne rêvez pas debout, ils n’y ont même pas songé. Prôner la générosité sur le dos du peuple, voilà une affaire à laquelle nos élites excellent.

En résumé, nos chères démocraties, si fières de leur appartenance au camp du bien (comprenez : la lutte contre l’antisémitisme, l’antiracisme, l’égalité tous azimuts et tout le toutim), n’ont rien trouvé de mieux en gage de leur vertueuse gouvernance que d’ouvrir leurs portes à tous ceux qui en feront la demande : miséreux, c'est une évidence, musulmans de préférence, avec ou sans qualification, peu importe. Coût de l’opération : des milliards que le bon peuple de souche devra supporter sans renâcler. Car en plus de faire payer les pauvres, tout a été prévu pour mettre au pas les impertinents : censure, amendes et peines de prison.

Le seul point positif – enfin, si on veut –, c’est qu’avec une telle politique, nous courons tout droit vers la catastrophe économique, une issue qui hélas apparaît de plus en plus comme le passage obligé pour convaincre les classes moyennes bien-pensantes de renverser la table.

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7 mai 2016

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