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Editoriaux - Politique - 10 décembre 2016

La France ne peut plus attendre : il faut une élection présidentielle anticipée

La droite et le centre ont leur champion François Fillon et le FN suit Marine Le Pen qui a tout de même recadré sa nièce Marion sur l’avortement et sur François Fillon.

On ne pourrait pas aller plus vite ?

est tout feu tout flamme. Il a obtenu de justesse le soutien des communistes, il est persuadé que, cette fois, ce sera la bonne. Il ne sera sans doute pas le prochain président de la République mais il ne sera pas loin – miraculeux retour des choses – d’apparaître comme une espérance pour la gauche tout entière.

Faut-il encore attendre jusqu’au mois de mai 2017 ?

Emmanuel Macron persiste et signe. Autonome il est, indépendant il restera. La primaire socialiste ne le comptera pas comme participant. Il ne veut pas se mêler à ces "chicayas" (20 minutes) et sa singularité prendrait l’eau à s’embarquer dans ce naufrage collectif.

On ne pourrait pas pousser les feux ?

La primaire socialiste est pratiquement au complet. Vincent Peillon va en être, Marie-Noëlle Lienemann va peut-être s’en retirer. Arnaud Montebourg affûte ses armes et son talent. Benoît Hamon se demande comment être aussi convaincant que celui-ci en étant moins flamboyant. Gérard Filoche ne va parler que des salariés et assener des chiffres terrifiants pour donner mauvaise conscience. Sylvia Pinel s’interroge entre être noyée et plus connue ou être toute seule mais à peine vue.

On devrait accélérer.

Manuel Valls a mis le président de la République hors circuit avec une tactique de haute volée en même temps qu’il protestait sans cesse de sa loyauté. Il désire rassembler quand il a théorisé et démontré l’existence de deux gauches au moins. Homme prétendu nouveau mais lourdement grevé par le bilan d’un quinquennat auquel il a participé notamment comme Premier ministre, il propose une réconciliation aussi plausible que celle des Capulet et Montaigu. Il prendra des coups et même s’il en a appelé au calme, et d’abord au sien, il en donnera.

On a compris.

Yannick Jadot nous parlera d’écologie et comme son seul souci est celui-là, il gagnera à coup sûr.

Pourquoi ne pas aller tout de suite au fait, à l’élection du président de la République ? Cela va encore traîner. Depuis que la fonction présidentielle a été dégradée par Nicolas Sarkozy et François Hollande, tout un chacun, dans les partis, s’imagine avoir une chance ou un créneau pour exister. Il n’y a aucune raison pour que ça s’arrête. On a au moins une démocratisation de l’ambition présidentielle. Ils oublient tous une chose : il ne suffit pas d’être présidentiable, il faut encore le paraître.

On n’apprendra rien de nouveau. La campagne va résonner à nos oreilles, à notre esprit comme du déjà-dit, déjà-entendu.

Même les citoyens les plus passionnés auront du mal à s’intéresser comme au premier jour à ces émissions, à ces propos, à ces promesses, à ces fruits dans lesquels le ver du reniement se trouve déjà, à ces autorités de l’instant, à ces courages d’avant la bataille. On ne pourrait pas sauter directement de la primaire socialiste au premier tour de l’élection présidentielle ?

Que la démocratie soit parfois inefficace est déjà grave, mais qu’elle manque de rythme comme un mauvais film est intolérable.

La France est impatiente, elle va compter les jours et les citoyens les points.

Extrait de : La France est impatiente !

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