Quelle que soit la véracité des révélations du « », on fait semblant de découvrir que la finance sans foi ni loi prospère plus que jamais et que nos françaises, en particulier une qui s’était déjà illustrée par ses délires spéculatifs, aident nos riches issus de Mai 68 à cacher leurs fortunes dans une recherche effrénée du « toujours plus ».

Pourtant, souvenez-vous du discours de au Bourget : “Mon véritable adversaire n’a pas de nom, pas de visage, pas de parti, il ne présentera jamais sa candidature et pourtant il gouverne. Cet adversaire, c’est de la finance. Sous nos yeux, en 20 ans, la finance a pris le contrôle de l’, de la et même de nos vies. Désormais, il est possible en une fraction de seconde de déplacer des sommes d’argent vertigineuses, de menacer des États. Cette emprise est devenue un empire.” Comme a dit Joseph Goebbels de triste mémoire : “Plus le mensonge est gros, plus il passe.”

Un énorme mensonge chez nos politiciens. Un de plus ! Les pauvres électeurs de Normal Ier crurent-ils vraiment que cet homme qui n’a jamais connu le marché du travail et le monde de l’entreprise allait vraiment combattre et moraliser la finance alors même qu’il a si peu de morale ? Bien sûr, il n’est pas le seul responsable de l’emprise toujours plus grande de la finance, et son prédécesseur n’a rien fait non plus au-delà de ses beaux discours moralisateurs (souvenez-vous de sa déclaration télévisée : “Les paradis fiscaux, c’est fini.”). Mais au moins Sarkozy avait-il une certaine logique avec lui-même car, en bon libéral capitaliste inféodé aux USA, il aime l’argent et ne s’en cache pas. Alors que Hollande, en bon libéral libertaire de gauche, étale allègrement sa contradiction et son mensonge : il n’aime pas les riches (c’est-à-dire ceux qui gagnent plus de 4.000 € selon lui) mais en est un. Il n’aime pas la finance mais il n’a rien fait pour la remettre à sa place. La réalité est là : cette finance immorale qui prospère jusque dans nos banques dont nous sommes actionnaires par l’entremise de notre État ne s’est jamais autant développée que sous les présidences de Mitterrand et Hollande.

Un énorme mensonge aussi chez nos élites en général. Pensons à tous ces utopistes et gauchistes d’il y 40 ans qui sont devenus aujourd’hui les apôtres de la financiarisation. La quintessence de cette trahison des élites s’incarne probablement dans l’entreprise informatique Apple, qui est gouvernée par des soixante-huitards qui voulaient changer le monde en démocratisant l’informatique. Les mêmes sont aujourd’hui assis sur une montagne de dollars et sont à la recherche permanente d’optimisations fiscales et financières pour gagner toujours plus avec des sociétés domiciliées au Luxembourg ou en . Ces individus qui voulaient libérer l’homme du matérialisme sont devenus esclaves de leur argent en faisant de lui une finalité alors qu’il n’est qu’un moyen.

Triomphe de la finance sans morale !

8 avril 2016

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