Entretien réalisé par

Fils de , l’association que vous présidez, a désormais plus d’un an d’existence. Premier bilan ?

Très positif (rire). Après une année, c’est près d’une vingtaine d’événements entre les Café Fils de France, dans lesquels nous avons reçu des personnalités telles qu’Hubert Védrine ou , colloques, Université de printemps… qui ont réuni des patriotes français de confession musulmane, mais pas seulement, les catholiques étant aussi très présents en nos instances. Le travail de Fils de France étant constant, rigoureux, nous en récoltons aujourd’hui les premiers fruits qui sont une reconnaissance réelle, tant dans les milieux associatifs musulmans que patriotes et chez un nombre conséquent de membres actifs prêts à porter les ambitions futures du mouvement.

Vous avez été très présent à l’état-major de la Manif pour tous. Cet activisme vous a-t-il détourné de vos objectifs d’origine ou se trouvaient-ils dans la continuation de votre action ?

L’objectif de Fils de France est la prospérité, dans tous les sens du terme, de la nation française. Notre discours est autant lié aux questions nationales qu’internationales qui se posent à notre pays : patriotisme, souverainisme, antilibéralisme. En résumé : une certaine idée de la France, pour paraphraser le général de Gaulle… Mais que serait cette “certaine” idée sans contexte sociétal stable ? Nous savons que la est la cellule de base de la société. Si elle va mal, si elle est dégénérescente, c’est la société tout entière qui dégénère. Partant de la cohérence de ce constat, rien de bon ne peut être envisagé pour la France si ceux qui se disent « progressistes » ambitionnent de détruire la tradition anthropologique de la famille, donc le fondement de notre société. Cela pour répondre que Fils de France a en effet moins évoqué ces derniers mois les thèmes qui lui tiennent à cœur mais pour une simple raison de priorité ; la famille française a donc priorité sur tout, car sans elle aucun projet n’est viable.

Certains musulmans à l’esprit enfiévré pourraient être tentés de vous tenir pour « renégat », tandis que d’autres islamophobes au cerveau tout aussi embrumé auraient parfois tendance à voir en Fils de France une sorte de « cinquième colonne ». Êtes-vous conscient de ce danger ? Et si oui, comment sortir de cette impasse ?

Ce n’est ni un danger, ni une impasse, c’est la règle du jeu dans une société démocratique. Ceci dit, mettre en œuvre nos actions demande un temps trop précieux que nous ne pouvons passer à répondre à celle et ceux qui ne sont pas d’accord avec nous, un jour peut-être (rire)… En attendant, un maître mot : « Bien faire et laisser dire ! »

La dynamique de la Manif pour tous se perpétue avec la Marche des veilleurs, collectif dans lequel vous êtes également très présent. Comment êtes-vous perçu, que ce soit dans les sphères dirigeantes comme à la base ?

Drôle de question (rire) ! Je pense être perçu comme un « bon soldat », une personne préoccupée par les grandes lignes de notre action qui ne discute jamais les détails. Une personne soucieuse de l’intérêt général, qui signifie l’intérêt de la France… Dans cette perspective, c’est une joie quotidienne de travailler avec Ludivine de la Rochère qui incarne parfaitement cette « certaine idée de la France » et de ses priorités.

17 août 2013

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