Editoriaux - Justice - Sciences - 28 janvier 2016

Journée tragique à l’Élysée : Christiane Taubira s’en est allée

Mercredi, en fin de matinée, on apprenait la démission à la suite d’un long désaccord sur les poncifs de gauche et les niaiseries socialistes du ministre de la Justice Christiane Taubira.

Icône et martyr de la gauche, victime médiatique du racisme, Mandela des bazars et des bobos, théoricienne du délinquant en liberté et du policier en prison, apologiste de l’insécurité publique, mère porteuse du mariage universel, frondeuse chez les frondeurs et gouvernementale au gouvernement, ne supportant pas lorsqu’elle fulminait, à l’Assemblée ou sur les écrans, qu’on parle de ses colère noires, affirmant hautement ne pas être au courant d’une information contenue dans le courrier qu’elle brandissait aux yeux de tous, caricature hors pair dans sa catégorie – celle des réformes sociétales -, cette femme ne sera pas regrettée par grand monde.

Ni par les millions de Français qui trouvaient particulièrement idiot de marier deux hommes ou deux femmes, et de faire pareil foin avec ça, ni par les policiers qui devaient se défendre sans se servir du moindre moyen de défense, ou bien faire respecter la loi en se faisant caillasser dans le sourire et la bonne humeur, ni par ses amis socialistes de la gauche molle qu’elle importuna pendant quatre ans avec ses vieilles rengaines, ni par les 80 % de Français des sondages qui désapprouvaient l’action du Président et de son gouvernement.

N’était la crainte de ce même Président de la voir se présenter contre lui en 2017, et qu’elle lui refasse le coup du Jospin, il y a longtemps que, reprenant le titre d’une ancienne émission de France Gauche Inter, il l’aurait envoyée voir « là-bas s’il y était ».

N’était sa volonté de faire croire qu’il était à gauche de la gauche, il y a longtemps qu’il l’aurait envoyée sur les roses du parti.

Mais tant va la cruche du ministère à l’eau qu’à la fin elle se casse. Acculée sur sa rive gauche, submergée par les courants de droite, aspirée vers la sortie par les remous du fleuve gouvernemental, la cruche a fini par se casser.

Adversaire de la déchéance de nationalité, voulant donner la nationalité française à n’importe qui, elle montrait depuis quelque temps des signes funestes d’une grande amertume. Car elle devait porter avec son ami Valls le projet sur les fonts baptismaux ; et soudain la cruche s’est fracassée sur les rochers de cette déchéance…

En ce triste jour du 27 janvier 2016, le destin l’attendait au coin de son bureau ministériel. Démissionnaire ou démissionnée ? Les supputations vont bon train. Toujours est-il qu’elle est partie rejoindre le paradis des consciences niaises et des utopies progressistes qu’elle voulait incarner.

Oah, Oah sur la pauvre madame Taubira ! Qu’elle se repose en paix, dans le souvenir des inanités du quinquennat Hollande, et qu’avec Najat la fossoyeuse de l’Éducation, Laurent le diplomate du chaos et Manuel l’éternel furibond la nation reconnaissante de son départ lui ouvre un jour le Panthéon des politiciens affligeants, consternants, limogés !

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