Accueil Santé Coronavirus Jean-Yves Le Gallou : « Pour arrêter les “fake news”, il faudrait confiner Sibeth Ndiaye et d’autres membres du gouvernement ! »

Jean-Yves Le Gallou : « Pour arrêter les “fake news”, il faudrait confiner Sibeth Ndiaye et d’autres membres du gouvernement ! »

La porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye a partagé, ce jeudi 30 avril, sur Twitter, le lien d’un site dédié à la lutte contre les fausses informations (les « fake news »).

Au micro de Boulevard Voltaire, réaction de Jean-Yves Le Gallou, qui s’inquiète d’une « censure de plus en plus forte » et de l’apparition d’un « monde orwellien ».

Sibeth Ndiaye, la porte-parole du gouvernement, a présenté, hier, une plate-forme dédiée à l’information relative à l’épidémie de Covid-19. En effet, devant ce qu’elle appelle une épidémie de « fake news », le gouvernement a décidé de répertorier tous les articles qui diraient la vérité sur cette épidémie. Cette initiative vous fait-elle réagir ?

Si on voulait arrêter l’épidémie de « fake news », il faudrait immédiatement confiner Sibeth Ndiaye, son collègue Véran et un certain nombre de membres du gouvernement qui ne cessent de mentir depuis deux mois. Voilà des gens qu’il faudrait confiner, à défaut de leur couper la langue !

Les médias figurant dans cette plate-forme sont, évidemment, Libération, 20 Minutes et Le Monde. Tous ces médias sont spécialisés dans la traque aux « fake news ».

C’est assez intéressant. Tous ces médias collectionnent le plus grand nombre de Bobards d’or depuis dix ans. Ils sont cités, nommés et élus chaque année comme« bobardeurs ». C’est, effectivement, à ce titre qu’ils sont aussi sélectionnés par le gouvernement et par les GAFA, je pense notamment à Facebook, pour dire la vérité. On est dans un monde parfaitement orwellien. C’est 1984 : la vérité, c’est le mensonge, et le mensonge, c’est la vérité. D’ailleurs, il y a un ministère de la Vérité.
On retrouve toute la logique du livre d’Orwell. Dans son livre, la vérité d’hier, c’est le mensonge d’aujourd’hui. Et le mensonge d’aujourd’hui, c’est la vérité d’hier. On voit cela de manière exemplaire avec l’affaire des frontières qui est devenue inutile à la porte des appartements en attendant d’être à la porte des départements. Les masques étaient inutiles et vont être obligatoires.

En réalité, cette information qui pourrait faire sourire est extrêmement inquiétante…

C’est extrêmement inquiétant puisqu’elle s’accompagne d’une masse de propagande de plus en plus forte en même temps qu’une censure de plus en plus forte. Certains comptes ont été censurés parce qu’ils disaient des choses considérées comme des vérités, aujourd’hui, mais qui étaient, hier, considérées comme des mensonges.
L’état de l’opinion est quand même un élément positif. En France, au début de l’épidémie de coronavirus, plus de la moitié des Français faisaient confiance à l’information que leur donnaient le gouvernement et les médias. Aujourd’hui, ce degré de confiance est tombé à 30 %. En un mois et demi, une chute importante est visible. On peut penser qu’il reste 30 % d’imbéciles. Cette chute de confiance doit donner un peu d’éléments d’espérance. On a assisté à un phénomène de double bobard. Le bobard gouvernemental relayé par le bobard médiatique. La courbe de confiance dans les médias et dans le gouvernement baisse dans des proportions rigoureusement identiques. Les deux courbes se suivent de très près. C’est assez intéressant à observer. Je citais un sondage BVA.

Cela démontre que les fractures que l’on dénonçait sont de plus en plus prégnantes et sont devenues complètement visibles.

Il y a un peu de prise de conscience. L’affaire des masques a été absolument spectaculaire, presque plus que l’affaire des frontières. L’affaire des frontières avait un côté idéologique, alors que l’affaire des masques a un côté purement technique. On nous dit que cela ne sert à rien et c’est indispensable. Il faudrait savoir si, tout simplement, c’est utile !

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