Le calife rondouillard et le vizir hyper-actif Iznogoud connaissent quelque difficulté avec la communauté des croyants. Comment changer le divan pour que rien ne bouge ?

Il paraît que le mot « divan », qui désigne l’administration de l’ancienne Turquie, est d’origine persane, et ressemble étonnamment au mot « divaneh », qui signifie « fou », et fait penser à « div », en persan, « démon », « gnome ». Et c’est là que, sur l’échiquier politique, Jean-Vincent Placé trouve toute sa… place.

On est en effet, pour ainsi dire, en plein dans le vif du sujet. Jean-Vincent Placé serait, en quelque sorte, cette pièce mineure, ce « fou » de l’échiquier, en vieux persan, « éléphant », un éléphant dans un jeu de quilles vertes.

Le « mauvais fou » est celui qui est bloqué par des pions. Les copains écolos, assurément. Pour servir, ou sévir, il lui faut donc faire place nette.

Mais Placé est-il si « net » que ça ?

Fin 2013, on apprenait que notre membre de la commission des finances du Sénat, rapporteur spécial du budget de la sécurité (police-gendarmerie) et orateur du groupe pour les dossiers budgétaires, financiers et fiscaux, avait perdu plus de 36 fois son permis, en ayant commis 133 infractions, dont les amendes furent réglées par la région Île-de-France. On nous dit que, depuis, il a réglé. Peccadille, sans doute, pour une République qui en a vu d’autres.

Ardent défenseur d’Israël, pourfendeur de fachos devant l’Éternel, franc-maçon influent, carriériste, arriviste de première catégorie, Placé n’a de conviction que ce qui concerne sa pomme (bio, s’entend). Il s’accroche à notre belle République comme un mollusque sur son rocher. Aimant le luxe (pour lui, quelques dizaines de milliers d’euros, c’est de la menue monnaie, que les tocards l’apprennent !), les honneurs, les bons cigares, les portefeuilles, il sait lécher les bons pieds, pas comme le malheureux Georges Tron. Ce cynique a de l’appétit. En 2010, il déclarait : « J’espère faire partie de ceux qui dirigeront le pays. Je rêve du ministère du Budget ou de celui de l’Intérieur, par attachement à l’ordre républicain. » Nul doute qu’il saurait illustrer, de son amoralisme tranquille et obscène, la photo du nouveau gouvernement iznogoudiste.

Aux dernières nouvelles, il concocterait une alliance de circonstance avec ces autres fous que sont Hue et Borloo.

6 avril 2015

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