Accueil Editoriaux Jean-François Copé ? SOS détresse-amitié bonsoir !
Editoriaux - Politique - 22 novembre 2016

Jean-François Copé ? SOS détresse-amitié bonsoir !

D’accord, ce n’est pas chrétien de se moquer ; mais ça peut aussi être parfois bon d’être mauvais. Tenez… qui, avec 0,3 % à la primaire de la droite et du centre, totalise donc cinq fois moins de voix que Jean-Frédéric Poisson et son 1,5 % des suffrages exprimés. Sachant que Copé fut, tout de même, président de l’UMP et que Poisson était à peu près inconnu en dehors de son fief rambolitain, il convient de saluer tout l’éclat de cette contre-performance.

Copé en tenait donc pour une « France décomplexée » ; ah bon, elle est « complexée », la France ? Il entendait encore instituer une « gouvernance par ordonnances » ; nous avons donc échappé de peu à un nouveau général Boulanger, façon pains au chocolat.

À en croire nos confrères de Libération, l’ambiance de la soirée électorale de son QG de campagne se situait quelque part entre La Nuit des morts-vivants (George Romero) et Par où t’es rentré… on t’a pas vu sortir (Philippe Clair) ; d’ailleurs, Copé aurait pu jouer dans les deux : « Vers 19 heures, il y avait encore plus de journalistes que de soutiens de Jean-François Copé. Vers 19 h 15, un jeune candidat à l’ENA a déboulé avec un sac et un sandwich parce qu’il voulait assister à une soirée électorale. Chez Juppé, son favori, la porte était fermée. Chez Copé, tu viens comme tu es. »

Autre gag, ce code Wi-Fi destiné aux journalistes, frappé du sceau d’un optimisme ne pouvant que forcer l’admiration : COPE2017 ! « Mon score du premier tour n’a pas été évidemment à la hauteur de mes espérances et cela constitue une très grande déception. » Sans blague ? « La politique est parfois cruelle. » Sandec ? Heureusement, au soulagement général de la foule en liesse, le même Jean-François Copé annonce : « Je continuerai la politique ! » Il n’est, certes, pas besoin d’espérer pour entreprendre ni de réussir pour persévérer, mais là, tout de même…

La preuve : mettant fin à un suspense qui virait à l’insoutenable, il a fait part de son soutien à Alain Juppé, auquel il fait don, non seulement de sa personne, mais encore des 0,3 % allant avec. Avec les 2,6 % de NKM, sans oublier la caution morale de Claude Chirac, voilà un candidat qui peut aborder le second tour de dimanche prochain avec enthousiasme. Bref, tout cela paraît être inzepocket.

Je sais, ce n’est pas non plus chrétien de taper sur Alain Juppé, ou même Nicolas Sarkozy, comme hier en ces colonnes… mais putain, que ça fait du bien !

À lire aussi

Saint-Ouen : à peine élu, un conseiller municipal se fait arrêter par la police deux fois en trois jours !

Parce que même si « franco-marocain » tout fraîchement élu, ce n’est évidemment pas lui qu…