Le pygmalion agité de la-droite-dite-républicaine Nicolas Sarkozy a assené sa sentence : Nadine Morano sera privée de son investiture aux régionales pour avoir cité le primo-gaulliste.

Lors du dernier bureau politique des Républicains, , assez discret depuis l’affaire Bygmalion, est sorti de sa réserve et aurait pris la défense de Morano.

C’est Libération, dirigé par Laurent Joffrin né Mouchard, qui dévoile ce différend au cours duquel le chantre du dérapage judiciaire incontrôlé – financement libyen de la campagne présidentielle de 2007, affaires Bettencourt, Tapie, Karachi, sondages à l’Élysée et autres trafics d’influence – Nicolas Sarkozy a reconnu que tout le monde pouvait effectivement déraper, faisant ainsi allusion à Jean-François Copé, alors candidat à la présidence de l’UMP, qui évoquait “islamophobiquement” le cas d’un jeune qui se serait fait “arracher son pain au chocolat par des voyous sous prétexte qu’on ne mange pas pendant le ramadan”.

Libé ne précise pas, d’ailleurs, dans son papier si la formule officielle – “Casse-toi, pov’ conne”, dans ce cas précis – a été formulée par celui qui aura, devant l’Histoire, le mérite d’avoir été le seul président à avoir été “cassé” par François Hollande. C’est dire…

En tout cas, l’affaire Morano prouve bien que Jean-François Copé, champion de la droite-dite-décomplexée, la droite-dure, a quand même un cœur. Il prend la défense de la “blonde” sur laquelle la quasi-unanimité de la caste médiatique, et même politique y compris dans son propre camp, s’acharne. Une autre “blonde qui fait aussi de la politique”, sur laquelle s’acharne chroniquement cette caste subsidiée, n’a pas bénéficié d’une telle clémence de la part de cet activiste assidu du ni-ni face au Front national qu’est Copé. Pourtant, dans le fond, Marine Le Pen n’évoque-t-elle pas depuis des années, pour ceux qui veulent bien l’entendre, une vérité que Morano vient d’avouer maladroitement dans la forme ?

C’est également Copé qui a, rappelons-le, également procédé à l’exclusion, pour “homophobie“, du député UMP Christian Vanneste, coupable de l’inavouable délit d’avoir relaté une autre vérité historique concernant la déportation des homosexuels.

Mais il est comme ça, Copé, il lui faut quelques années, un temps de latence, en moyenne d’une demi-décennie, pour comprendre. Prenons, par exemple, son débat sur la laïcité, sa très grande fierté d’être français lors de la visite du président Sarkozy en Libye libérée du démagogue Kadhafi, sa satisfaction après avoir tourné la page de la dictature de Saddam Hussein en Irak, ou sa loi interdisant le voile intégral vouée d’office à être non appliquée, entrée en vigueur en 2011 et allègrement bafouée au sein des territoires perdus de la République.

Notamment dans sa ville de Meaux où ses ouailles procèdent à l’agrandissement de la mosquée Al-Badr, avec sa salle de prière au rez-de-chaussée pour les hommes d’une capacité de 1.000 fidèles, sa salle de prière pour les femmes à l’étage, ses bureaux, sa bibliothèque et ses 5 salles de classe. Dans la plus pure tradition architecturale républicaine.

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